Suivez les Cicatrice de Guerre sur INSTAGRAM logo instagram

L'ouvrage de Thiaumont

Parmi tous les ouvrages de la place forte de Verdun, l’ouvrage de Thiaumont est probablement celui qui symbolise le mieux l’anéantissement absolu provoqué par l’artillerie moderne durant la 1re Guerre mondiale. Situé au cœur même de la bataille de Verdun, entre le fort de Douaumont, Fleury-devant-Douaumont et l’ouvrage de Froideterre, ce petit ouvrage d’intervalle fut transformé en quelques mois en un champ de ruines indescriptible. Là où subsistaient encore à Verdun des forts reconnaissables, Thiaumont fut presque entièrement effacé du terrain. Son nom reste aujourd’hui associé à l’un des secteurs les plus meurtriers et les plus bouleversés du champ de bataille de Verdun.

L’ouvrage de Thiaumont se trouvait sur la crête dominant les ravins de Fleury et de Vaux, à environ 350 m d’altitude. Cette position dominait les approches venant de Douaumont, les ravins descendant vers Verdun, la route stratégique reliant Fleury à Douaumont et les intervalles entre les grands forts de la rive droite de la Meuse. Dans l’organisation défensive de Verdun, il occupait une position intermédiaire entre le fort de Douaumont au nord, l’ouvrage de Froideterre au sud-ouest, l’ouvrage de Fleury au sud et les batteries intermédiaires de la crête. L’objectif principal de Thiaumont était d’empêcher l’infanterie ennemie de s’infiltrer entre les grands forts. L’ouvrage de Thiaumont fut construit entre 1887 et 1888 comme ouvrage d’infanterie complémentaire. Contrairement aux grands forts comme Douaumont ou Vaux, il ne devait pas constituer un fort autonome capable de soutenir un siège prolongé, mais un point d’appui renforcé destiné à verrouiller le terrain.

À l’origine, il s’agissait d’un petit ouvrage de maçonnerie, présentant un plan polygonal relativement compact. Ses dimensions étaient modestes par rapport aux grands forts de Verdun. Autour d'une cour, se trouvaient, disposés en arc de cercle, deux abris de rempart et un abri central. Ces structures étaient séparées les unes des autres pour éviter qu’un seul impact de gros calibre ne neutralise tout l’ouvrage. L’ouvrage était entouré d’un fossé triangulaire non revêtu. En 1890, la garnison se composait d'une cinquantaine d'hommes. Le coût de cette construction fut de 54 000 francs. L'invention de la mélinite, explosif beaucoup plus performant que la poudre noire, par Eugène Turpin en 1885 créa la crise dite de l'obus-torpille et rendit les constructions de défense en maçonnerie obsolète. À partir de 1902, l’ouvrage fut profondément modernisé pour l’adapter à l’évolution de l’artillerie. Sur une surface restreinte furent disposés un petit abri bétonné, un casernement bétonné de trois chambrées accolé à une tourelle de mitrailleuses GF4, un second abri bétonné abritant un observatoire cuirassé et une casemate de Bourges flanquant l’intervalle vers le fort de Douaumont. De part et d’autre du passage de l’entrée se trouvait une guérite-observatoire. L’ensemble était entouré d’un fossé au profil triangulaire, non revêtu et non battu, protégé par un réseau de barbelés d’environ 30 m de large. Le casernement comprenait, en plus des chambrées de 40 places couchées, des magasins à munitions, des locaux techniques et des réserves d’eau et de vivres. Le béton spécial utilisé devait théoriquement résister aux obus de 270 mm. En 1914 devaient débuter les travaux pour l’installation d’une tourelle 75R05 dont le projet venait d’être approuvé. En 1914, la garnison de l'ouvrage était d'un officier et de 121 hommes.

plan

La casemate de Bourges est constituée de deux chambres de tir légèrement décalé l'une par rapport à l'autre. Chaque chambre est armée d'un canon de 75 d'une portée de 5500 m et d'une cadence de tir de onze coups par minute. Chaque chambre de tir possède des armoires de stockage pour 96 obus (chacun pesant 7 kg). Au sous-sol, chaque chambre possédait un magasin pour 800 obus. Les murs de la casemate ont une épaisseur de 2,50 m et la dalle supérieure est constituée de 1,70 m de béton armé. La casemate était desservie par quinze hommes. Furent également installées deux tourelles de mitrailleuses de type GF4. La tourelle de mitrailleuses est armée de deux mitrailleuses Hotchkiss de 8 mm. C'est une tourelle à éclipses pesant 25 t. Elle est surmontée d'une calotte d'une épaisseur de 120 mm. Par contre, les parois de la tourelle n'avaient que 20 mm d'épaisseur. La tourelle éclipsée pouvait résister à un impact d'un obus de 155 mm, mais en position de tir elle ne pouvait résister qu'à des impacts de balle de fusil. Sa mise en batterie s'effectue à l'aide d'un balancier et d'un contrepoids. La tourelle étant parfaitement équilibrée, sa manœuvre ne nécessite qu'un seul homme. L’observatoire cuirassé jouait un rôle essentiel dans le réglage des tirs. Il permettait d’observer les mouvements ennemis, de transmettre les coordonnées aux batteries, de surveiller les ravins et de coordonner les tirs défensifs.

En 1914 l'armement de l’ouvrage se composait d'une casemate de Bourges armée de deux canons de 75 approvisionnée à 500 coups/pièce, d'une tourelle de mitrailleuses GF4 armée de deux mitrailleuses Hotchkiss approvisionnées avec 57 600 cartouches et de trois sections de deux mitrailleuses sur trépieds modèle 1907 approvisionnées chacune avec 43 200 cartouches. La défense des fossés s’effectuait depuis le parapet avec des fusils ou à la mitrailleuse. La casemate de Bourges possédait un tube de rechange et la tourelle de mitrailleuse avait une mitrailleuse de rechange. L'ouvrage avait également un observatoire cuirassé de commandement et deux guérites blindées de rempart. À proximité de l'ouvrage de Thiaumont se trouvaient en 1914 sept batteries d'artilleries et quatre retranchements d'infanterie en terre. Quatre de ces batteries étaient armées chacune de quatre canons de 90 et une autre batterie était armée de quatre mortiers de 22 lisse. Les deux autres batteries d’artillerie étaient des batteries bétonnées, type 1907, construites entre 1909 et 1913 et possédant quatre abris d'une capacité de 40 places assises ou 20 places couchées. Elles étaient armées, chacune, de quatre canons de 155. Dans les environs se trouvaient également trois abris de combat (FT2, FT3 et TD1) construit entre 1905 et 1906. Chaque abri avait une capacité de 100 places assises soit une demi-compagnie. L'abri de combat FT2 fut également dénommé PC119 et le FT3 PC118.

Carte postale Ouvrage Thiaumont
Ouvrage de Thiaumont en 1916

Lors du déclenchement de la 1re Guerre mondiale, l’ouvrage de Thiaumont n'avait comme garnison qu’une section d’infanterie et 20 artilleurs. Il ne joua aucun rôle avant l’attaque de Verdun. Après la chute rapide des forts belges de Liège et Namur en 1914 sous les tirs des mortiers allemands de 420 mm, le haut commandement français estima que les forts permanents ne pouvaient plus résister à l’artillerie lourde moderne. En août 1915, le général Joseph Joffre ordonna le désarmement partiel des forts. À l'ouvrage de Thiaumont, on retira donc les canons de 75 et une partie des munitions. Les effectifs furent réduits. Cette décision administrative pèsera lourdement sur le destin du site au printemps 1916. Le 21 février 1916, à 7 h 15, l’artillerie allemande déclencha le bombardement préparatoire de Verdun. Le secteur de Thiaumont fut immédiatement frappé. Les bombardements s’intensifièrent au fil des semaines, d’abord avec des calibres moyens, puis avec des obus lourds capables d’écraser les maçonneries et de fracturer les dalles bétonnées. Le terrain fut progressivement ravagé, les boyaux coupés, les réseaux de fils détruits, et les organes cuirassés neutralisés. Dans les premiers jours, l'ouvrage ne reçut que des obus de 150 et de 210 mm. Entre le 26 et le 28 février, l'ouvrage reçut une grande quantité d’obus de 380 et de 420 mm. À partir du 1er mars, chaque jour, les obus de 150 et 210 tombèrent en grand nombre. Le 27 février, un obus de 380 mm tomba sur le local précédant l’observatoire cuirassé, entraînant la désagrégation du béton et la rupture des fers de l’armature. La guérite blindée de droite fut pulvérisée par l'explosion de la charge de poudre destinée à sa destruction mise à feu par un obus et celle de gauche fut projetée hors du parapet.

thiaumont w4
L'ouvrage de Thiaumont

En mars, le secteur de Thiaumont n’était déjà plus reconnaissable. Les bombardements avaient rasé les parapets, comblé les fossés, détruit les réseaux et retourné totalement le terrain. Les arbres avaient disparu. Le relief originel était remplacé par une succession ininterrompue de cratères. Dans certains secteurs, plusieurs couches d’obus superposées avaient complètement pulvérisé le sol. Les cadavres restaient souvent enfouis dans les entonnoirs. À partir du printemps 1916, les combats d’infanterie se rapprochèrent des ruines de l’ouvrage. Les fantassins occupaient des trous d’obus, des galeries effondrées, des débris de béton et des restes de tranchées. Les positions changeaient parfois plusieurs fois par jour. Les bombardements empêchaient tout travail sérieux de fortification. Les survivants vivaient dans la boue, les fumées, l’odeur des cadavres, le manque d’eau et l’épuisement nerveux.

Jusque dans les derniers jours de mai, l’ouvrage de Thiaumont se trouvait à 1 km environ des lignes ennemies. Celles-ci n’avaient pas encore atteint la ferme de Thiaumont, à 800 m environ au nord-est de l’ouvrage. La ferme fut prise par les Allemands le 1er juin 1916, mais reprise par les Français le lendemain. Pour s’en rendre maîtres définitivement, les Allemands lancèrent une série d’attaques importantes dans ce secteur. Le 8 juin marqua une rupture décisive dans le secteur. À 4 h 30, les zouaves subirent un violent bombardement d’obus de 210 mm décimant les compagnies. Le régiment d'infanterie colonial du Maroc (RICM) parvint seul à prendre pied dans le fossé du fort de Vaux, mais au prix de lourdes pertes dues aux mitrailleuses allemandes installées sur la superstructure. En parallèle, l’artillerie allemande bombarda les positions entre le ravin des Fontaines et la ferme de Thiaumont, et la Kompanie IV du Jaeger Regiment 3 s’empara de la position R1 à 7 h 30. L’après-midi, l’attaque allemande se poursuivit vers le ravin de la Dame. Les bataillons des 291e, 347e et 348e RI furent repoussés vers le bois Triangulaire et l'abri 320. À 16 h, l’ouvrage de Thiaumont tomba aux mains des Allemands. Les 238e et 298e RI furent anéantis par les Bayerische Grenadier Regiment. Les unités françaises refluèrent dans le désordre vers des positions moins exposées. Le 8 juin fut une journée d’effondrement tactique pour la défense du secteur. Du 9 au 17 juin, le secteur resta en état de combat permanent. Les Allemands cherchèrent à élargir le gain obtenu le 8 juin et à consolider leur avance vers Vaux et Fleury, tandis que les Français tentèrent de rétablir une ligne défensive cohérente au milieu d’un terrain pulvérisé. Les bombardements continuaient sans interruption, et les accrochages se succédèrent dans les cratères et les ruines de l’ancienne position. L’ouvrage n’était déjà plus qu’un repère ruiniforme, et les combats se déplacèrent souvent sur ses abords immédiats, notamment autour de la ferme de Thiaumont et des liaisons vers Vaux. À partir du 18 juin, le front resta sous une tension très forte. Les préparatifs d’une nouvelle offensive se précisaient, et l’axe Thiaumont–Fleury devint un objectif majeur pour l’armée allemande. Les 21 et 22 juin furent des journées d’attente tendue, mais non de calme. L’artillerie écrasa en permanence les positions françaises, les unités se réorganisaient sous le feu, et les observateurs comprirent qu’une nouvelle offensive de grande ampleur était imminente.

thiaumont w1
L'ouvrage de Thiaumont

Le 23 juin 1916, les Allemands lancèrent une offensive majeure sur le secteur Thiaumont–Fleury–Souville. Avant l’attaque, l’artillerie allemande concentra un bombardement d’une violence extrême. Des milliers d’obus furent tirés sur quelques centaines de mètres. Les effets furent terrifiants, la tourelle de mitrailleuses fut arrachée, les dalles de béton éclatèrent, les galeries s’effondrèrent, les cloches blindées furent disloquées et les entrées furent ensevelies. Un obus de 380 mm traversa même une partie du casernement avant d’exploser. Le béton armé se fragmentait sous l’effet des impacts répétés. Des plaques de blindage furent tordues ou projetées hors de leurs logements. L’ouvrage de Thiaumont fut alors emporté dans la violence de l’assaut, tandis que les combats débordèrent sur Fleury et les secteurs voisins. La pression fut telle que le front français vacilla sur plusieurs points simultanément. Un témoignage évoque l’extrême meurtrissure du terrain et la difficulté de toute résistance organisée. La journée illustrait parfaitement le passage de la fortification à la guerre d’anéantissement, le béton ne protégeait plus, il attirait le feu. Les pertes furent considérables. Du 24 au 27 juin, la lutte autour de Thiaumont se transforma en guerre d’usure. Les Allemands consolidèrent leurs gains, les Français tentèrent des contre-attaques locales, mais le terrain, complètement bouleversé, rendait tout progrès extrêmement coûteux. L’ouvrage, ou ce qu’il en restait, devint un objectif de proximité plutôt qu’une fortification au sens classique. Ces journées furent marquées par les bombardements de saturation, les patrouilles, les petits engagements d’infanterie et les tentatives de reprise de terrain à très courte distance. Le secteur de Thiaumont entra dans une phase de destruction quasi totale.

thiaumont w3
Vestige de l'observatoire cuirassé

thiaumont w2
Vestige de l'observatoire cuirassé

Le 28 juin, les Français parvinrent à reprendre Thiaumont. Cette reprise montra que l’ouvrage, même ruiné, restait un objectif symbolique et tactique majeur. La position ne put toutefois être tenue durablement. Le 29 juin, Thiaumont fut de nouveau perdu par les Français. La ligne de front continua de fluctuer au milieu des ruines, preuve que l’ouvrage n’était plus défendable comme fortification organique. Les combats se rapprochaient alors d’un combat de ruines, de boyaux effondrés et de trous d’obus, où la notion même de front devint extrêmement instable. Le 30 juin, le 248e RI tenta de reprendre l’ouvrage de Thiaumont. L’assaut se heurta à l’impossibilité de progresser dans un terrain battu, et un tir français mal réglé tomba trop court, provoquant des pertes importantes dans les rangs engagés. Cette journée révéla la terrible difficulté des contre-attaques françaises à Verdun, les unités furent souvent frappées autant par le feu ami que par la défense allemande. Il fut encore pris et perdu quatre fois jusqu’au 4 juillet, où il resta définitivement entre les mains des Allemands. La lutte continua pendant tout le mois de juillet aux abords de l’ouvrage de Thiaumont. Le 15 juillet, les Français occupèrent l'abri de combat bétonné situé à environ 4500 m au sud-ouest de l’ouvrage. Après des combats acharnés, les Français avancèrent légèrement leurs lignes et, au commencement d’août, furent à proximité du réseau ouest de l’ouvrage. Du 1er au 4 aout 1916, le 96RI appuyé par le 122RI reconquit l'ouvrage et ses abords. Du 4 au 8 aout l'ouvrage fut défendu par le 81RI. Le soir du 8 aout, après avoir perdu et repris l'ouvrage, le 81RI fut repoussé par une violente attaque allemande. Depuis le 23 juin, l'ouvrage avait changé seize fois de mains. Pendant les derniers jours d’août, le mois de septembre, et une partie d’octobre, la situation aux environs de l’ouvrage resta stationnaire. À la fin de l’été 1916, l’ouvrage n’existait pratiquement plus. Le secteur de Thiaumont fut probablement l’un des endroits les plus bombardés de toute la bataille de Verdun. Les Français reprirent l'ouvrage lors de l'offensive générale déclenchée le 24 octobre 1916. Ce jour-là, l’ouvrage, débordé sur la droite, débordée sur la gauche, attaquée de front par une demi-compagnie, fut enlevé assez rapidement par le 4e régiment mixte de la 387e DI.

Ouvrage Thiaumont 2 julliet 1916
Vue aérienne de l'ouvrage de Thiaumont le 2 juillet 1916

Parmi les unités françaises engagées dans le secteur de Thiaumont, figurent le 2e zouave, le RICM, les 248e, 238e, 291e, 298e, 347e et 348e RI et la 63e DI. Pour les Allemands, il y eut le Jaeger Regiment 3, les Bayerische Grenadier Regiment et l’Infanterie Division 103. Le 8 juin, les pertes du 2e zouave furent qualifiées de colossales. Le RICM subit de lourdes pertes et plusieurs compagnies des 238e et 298e RI furent anéanties. Le 30 juin, le 248e RI fut durement touché lors d’une tentative de reprise de l’ouvrage. Pour les autres journées de la période du 9 au 29 juin, les sources n’offrent pas de chiffres consolidés journée par journée, mais elles décrivent une attrition continue, des effectifs réduits et une très forte fatigue opérationnelle. À la fin de l’été 1916, Thiaumont n’était plus qu’un paysage buriné, un amas de débris de béton et de fers tordus. Le casernement avait été percé par un obus de 380 mm, et l’ouvrage n’était plus reconnaissable que comme un champ de cratères. La casemate de Bourges, hormis le sous-sol, n’était plus qu’un moignon informe, l’observatoire cuirassé était brisé, l’emplacement de la tourelle de mitrailleuses ne pouvait être deviné que grâce à un morceau de sa colonne centrale qui émergeait du chaos et quelques débris épars de voussoirs.

Ouvrage Thiaumont w5
Vestige de tranchées à l'ouvrage de Thiaumont

Après 1918, l’ouvrage ne fut jamais reconstruit. Le terrain était trop bouleversé. Aujourd’hui encore, le site conserve des blocs de béton retournés, des fers d’armature tordus, des entonnoirs gigantesques et des fragments de cuirassements. Le paysage actuel reste extraordinairement proche de celui laissé par la bataille où le visiteur peine à s’imaginer ce que fut cet ouvrage. Thiaumont constitue ainsi l’un des témoignages les plus impressionnants de la puissance destructrice atteinte par l’artillerie industrielle durant la Première Guerre mondiale.

Ces photographies ont été réalisées entre 1916 et 2025.

Source :

Guide Michelin les champs de bataille Verdun, Argonne, Saint-Mihiel / Éditions Guides touristiques Michelin

Verdun 1916 / Auteur Michaël Bourlet / Éditions Perrin

Verdun par ceux qui l'ont vécu / L'illustration / Éditions Michel Lafon

Revues "Tranchées" éditées par Histoire Militaire éditions Sarl (revues trimestrielles)

 

 

 

Cette page a été mise en ligne le 16 juin 2026

Cette page a été mise à jour le 16 juin 2026