Le château de Chaumont-sur-Loire

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Le château de Chaumont-sur-Loire qui garde un aspect médiéval est surtout connu pour abriter dans son parc le Festival international des Jardins. Tous les ans, des artistes paysagers y créent des œuvres botaniques selon un thème prédéfini.

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Le premier château de Chaumont fut construit entre 973 et 978 par Eudes 1er, comte de Blois, pour surveiller la frontière entre le comté de Blois et le comté d'Anjou tenu par Foulques III. Le chevalier normand Gelduin de Saumur (996-1040), surnommé le Diable de Saumur, reçut le château en récompense de son zèle durant la lutte contre le comte d'Anjou. Il transforma le simple château en forteresse. Son fils, Geoffroy choisit, en 1054, pour héritière sa petite-nièce, Denise de Fougères (1035-1096), qui épousa Sulpice 1er d'Amboise (1030-1074). En 1465, pour punir Pierre 1er d'Amboise de son implication dans la "ligue de Bien public" (un complot contre le roi), Louis XI fit raser le château de Chaumont-sur-Loire. Revenu en grâce, Pierre 1er fut autorisé, en 1468, à reconstruire le château. Avec son fils Charles 1er, il reconstruisit l'aile nord, l'aile ouest, la tour d'Amboise et la première travée de l'aile sud. À partir de 1498, Charles II d'Amboise reprit la construction. Il fit ériger la chapelle, la tour Saint-Nicolas, l'aile est, le châtelet d'entrée, l'escalier d'honneur et l'aile sud. Il fut aidé dans cette tâche par son oncle, le cardinal Georges d'Amboise, archevêque de Narbonne puis de Rouen, cardinal puis légat du pape et conseiller du roi Louis XII. Charles II fut gouverneur de Lombardie, maréchal puis amiral de France et fut le premier français à passer des commandes auprès de Léonard de Vinci.

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En 1550, Catherine de Médicis, l'épouse du roi Henri II, acheta le château pour la somme de 120 000 livres. Elle en fit un rendez-vous de chasse et une étape entre les châteaux d'Amboise et de Blois. À la mort d'Henri II, au cours d'un tournoi en 1560, Catherine de Médecis récupéra le château de Chenonceaux, bien inaliénable de la couronne, auprès de la maitresse du roi, Diane de Poitiers. Elle le lui échangea contre le château de Chambord. Diane de Poitiers fit alors des travaux au château de Chaumont en achevant le chemin de ronde du châtelet d'entrée et la tour Saint-Nicolas. Ces travaux donnèrent au château son aspect actuel. La fille de Diane de Poitiers fut la première, en 1573, à manifester le désir de munir le château d'un parc. Sa mort en1574 mit fin au projet. À la mort de la petite fille de Diane de Poitiers, Charlotte de la Marck, son époux, Henri de la Tour d'Auvergne, vendit le château au fermier général Jean Largentier.

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Le châtelet d'entrée

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L'escalier (vue interne)

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L'escalier (vue exerne)

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Après l'arrestation en 1600 de Jean Largentier pour fraude, le gentilhomme lucquois Scipion Sardini racheta le château et devint le baron du lieu. Le château passa par alliance aux Seigneurs de Ruffignac en 1667. Il sera vendu en 1699 au duc de Beauvilliers. En 1740, il fut vendu à Nicolas Bertin de Vaugyen, maitre des requêtes ordinaires de Louis XV. Il fit détruire l'aile nord pour créer une ouverture sur la Loire. Dix ans plus tard, en 1750, le château devint la propriété du maitre des eaux et forêts Jacques Donatien le Ray, futur intendant des Invalides, qui avait fait fortune dans le négoce. Jacques Donatien le Ray fonda sur le site du château une manufacture de produits céramiques où le sculpteur italien Jean-Baptiste Nini créa des merveilles. Il fonda également une manufacture de cristal établi à l'emplacement des actuelles écuries. Durant cette période, Benjamin Franklin fit un séjour au château.

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L'entrée du château

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La chambre dite de Ruggieri

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La chambre de Catherine de Médicis

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La salle du conseil

salle des gardes
La salle des gardes

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Une des chambres dans les combles

D'avril à mai 1810, le château servit de logis à Madame de Staël qui y corrigea et surveilla l'impression, à Tours, de son livre "De l'Allemagne". Après la vente du château à monsieur d'Etchegoyen en 1829, celui-ci fut transformé en ferme jusqu’à son acquisition, en 1833, par le comte d'Aramon. Celui-ci débuta des travaux de restauration. Après sa mort en 1847, sa veuve épousa le vicomte Walsch qui poursuivit la restauration qui fut confiée à l'architecte Jules Potier de la Morandiere. Le château fut classé Monument historique en 1840.

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Une des chambres au 2e niveau

salle à manger
La salle à manger

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La bibliothèque

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Le petit salon

salle billard
La salle du billard

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Le grand salon

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Le grand salon

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La chapelle acceuillant une oeuvre comtemporaine

La riche héritière de l'empire industriel du sucre Louis Say, Marie Say, devint la propriétaire, à 17 ans, du château en 1875. Après avoir épousé le duc Amédée de Broglie, elle chargea l'architecte Paul Ernest Sanson de la restauration complète du château. En 1877, elle fit aménager de luxueuses écuries et une ferme modèle construire par l'architecte Marcel Boille. En 1880, l'architecte paysagiste Henri Duchêne créa un parc à l'anglaise. Pour cela, le prince de Broglie acheta et fit détruire toutes les constructions situées devant le château. Le village constitué de 113 maisons, d'une église et d'un cimetière établi devant la tour Saint-Nicolas, fut déplacé en bord de Loire. Les travaux durèrent de 1884 à 1888 et coutèrent la somme de 560 000 francs or.

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Les écuries

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Les écuries

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Les écuries

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Les écuries

Marie Say donna de somptueuses fêtes au château et y accueillit de nombreux souverains de l'Europe et de l'Orient ainsi que tous les artistes connus. Le directeur des sucreries Say, Crosnier, fit cependant, en 1905, de mauvais investissements qui réduisirent grandement les revenus de Marie Say. Devenue veuve, celle-ci épousa en 1917 le prince Louis Ferdinand d'Orléans, infant d'Espagne. Cet époux volage et peu scrupuleux dilapida la fortune de sa femme. Le krach boursier de 1929 acheva de ruiner Marie Say. Pour faire face aux dettes, le domaine fut morcelé et vendu. Le domaine passa ainsi de 2500 ha à 21 ha. En 1938, le château fut vendu à l'état pour 1 800 000 francs. Après la création du Festival international des Jardins en 1992, le château fut acquis par la région "Centre-Val de Loire" en 2007. En 2012, le parc fut agrandi par la création du parc des Prés du Goualoup d'une superficie de 10 ha. Il y fut créé un jardin pérenne lié aux grandes civilisations du jardin.

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Le parc historique

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Une des oeuvres du festival des jardins

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Une des oeuvres du festival des jardins

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Dans le parc des Prés du Goualoup

Ces photographies ont été réalisées en septembre 2021.

 

Y ACCÉDER:

Le château de Chaumont-sur-Loire se trouve dans le village de même nom. Son accès est bien fléché dans tout le département.

L'accès au parc et au château est payant.

 



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Cette page a été mise en ligne le 31 décembre 2021

Cette page a été mise à jour le 31 décembre 2021