Les vestiges romains de Drevant

Le village de Drevant était à l'époque romaine une importante cité de la tribu des Bituriges Cubi située à proximité de la voie romaine allant de Bourges à Clermont-Ferrand. Lors des travaux de construction du canal du Berry, l'architecte Hazé fait effectuer des fouilles sur le site. Entre 1830 et 1834 sont mis à jour un théâtre, un sanctuaire et deux établissements thermaux. Des quartiers d'habitations sont mis à jour en 1970 lors de travaux d'aménagement d'un lotissement.

le théâtre

l'arene

Le théâtre présente la particularité de posséder une arène de 27 m de diamètre. Celle-ci est bordée d'un mur de 2,80 m de hauteur constitué de cinq assises de gros blocs de grès. Il servait de protection aux spectateurs lors des combats de gladiateurs. Le théâtre en forme de demi-cercle a un diamètre de 85 m et pouvait accueillir de 5000 à 8000 spectateurs. Sa date de construction n'est pas connue avec précision. Elle est située pendant le 1er ou le IIe siècle apr. J.-C. Il a été remanié à plusieurs reprises pour en augmenter la capacité d'accueil. Le théâtre a été dégagé entre 1901 et 1906 par G. Mallard puis restauré par l'architecte en chef des monuments historiques G. Ruprich-Robert.

mur de soutien des gradins

l'entrée

Le sanctuaire est constitué d'une grande esplanade entourée d'une galerie de boutique. L'ensemble avait 116 m de longueur et 89 m de largeur. L'esplanade centrale (98 x 83 m) était accessible au travers de deux entrées ouvertes l'une dans la façade est et l'autre dans la façade sud. L'entrée est était une porte monumentale. Sur cette esplanade se trouvait au centre de la partie nord un fanum (temple) carré.

le sanctuaire
La galerie de boutique du sanctuaire

boutique
Boutique du sanctuaire

En 1834, l'architecte Hazé mit également à jour entre le théâtre et le sanctuaire deux thermes. L'un des édifices était destiné aux hommes et l'autre aux femmes. Ils étaient alimentés en eaux par deux aqueducs. Les édifices avaient une superficie de 1000 et 1300 m2. Faute de moyens pour en assurer la conservation les édifices ont été réenfouis et ne sont donc plus visibles. Celui des hommes se trouve sous l'école communale et l'autre sous la pelouse à côté du théâtre.

le théâtre

Avant de quitter Drevant, il faut aller jeter un coup d'œil sur les vestiges du prieuré. Il n'en subsiste qu'un bâtiment dont la façade possède un porche dont les colonnes sont finement ornementées.

le prieuré
La façade du prieuré

À côté du prieuré se trouve l'église St-Julien construite au XIIe siècle dans le style roman. L'accès au clocher se fait par un escalier droit disposé en façade. Sur cette façade se trouve également une exceptionnelle horloge à aiguille unique. Elle aurait été conçue au cours du XVIIIe siècle par un horloger de la région. Ma visite ayant eu lieu durant la période hivernale, je fus surpris en pénétrant dans la nef par l'allumage du chauffage. Celui-ci, constitué de radiateurs à infrarouge accroché aux poutres du plafond, a inondé la nef d'une lumière rouge donnant à l'ensemble un air diabolique.

église de Drevant
L'église de Drevant

la nef
La nef de l'église

l'éclairage diabolique
Un petit avant-gout des flammes de l'enfer

Ces photographies ont été réalisées en décembre 2011.

 

Y ACCÉDER:

À St-Amand-Montrond, prendre la direction de Montluçon. Puis avant la sortie de la ville, prendre sur la droite vers Drevant. Les ruines sont indiquées dans le village. Le théâtre est clôturé et ne peut être vu que depuis cette clôture.

 



Les indications pour accéder à ce lieu insolite sont données sans garantie. Elles correspondent au chemin emprunté lors de la réalisation des photographies. Elles peuvent ne plus être d'actualité. L'accés au lieu se fait sous votre seule responsabilité.

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Cette page a été mise en ligne le 14 janvier 2012

Cette page a été mise à jour le 14 février 2015