Le mur païen du Mont Sainte-Odile

Autour du Mont Sainte-Odile, l'ancien Mont Altitona, s'enroule un mur dit païen qui reste un des plus grands mystères d'Alsace. La science n'a encore pu dater de manière sûre sa construction et, par conséquent, nul ne connaît ses constructeurs ni sa fonction.

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Ce mur, d'une longueur de 10,5 km, enserre une surface de 120 hectares constituant le plateau de grès situé à une altitude comprise entre 560 et 823 m. Sur les trois quarts de son parcours, le mur suit le bord de la plateforme de grès constitué de falaises abruptes ou de pente très raide. Le mur a une largeur comprise entre 1,70 et 2,20 m et sa hauteur avoisine les 3 m. Primitivement, cette hauteur était de 4 à 5 m, voire 6 m selon le professeur H. Reinerth qui y fit des fouilles entre 1941 et 1943. La zone enserrée par le mur comprend deux goulets d'étranglement formant ainsi trois zones orientées du sud au nord. Au niveau de ces goulets, des murs transversaux assurent la séparation des zones, au sud le mur est long de 150 m et au nord il est long de 85 m. Au sud, le plateau de la Bloss a approximativement la forme d'un rectangle. Le centre avec la plateforme sommitale du monastère Sainte-Odile forme un triangle alors que la partie nord a la forme d'un losange. Au XIXe siècle, J.G. Schweighaeuser y ajouta, côté nord, une quatrième partie formée par le plateau de l'Elsberg également nommé le "plateau des Fées". Il considéra la partie nord du mur comme étant un troisième mur transversal. Il n'existe cependant dans cette zone aucune trace de mur.

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Le mur entre le monastère et le rocher du panorama

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Le mur entre le monastère et le rocher du panorama

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Le mur près du rocher du panorama

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Le mur près du rocher du panorama

Le mur est constitué d'un assemblage de blocs (environ 300 000) soigneusement équarris, disposé en longueur ou en travers sans utilisation de mortier. Les blocs sont de dimension variable, mais ne peuvent pas être considérés comme étant cyclopéens comme certains auteurs désignent le mur. Le poids moyen des blocs est estimé entre 50 et 350 kg et était donc transportable par deux ou plusieurs hommes. Selon Robert Forrer, historien et archéologue alsacien de la fin du XIXe siècle, 400 000 m³ de pierre furent nécessaires à l'érection du mur. Les blocs de pierre furent extraits de carrières à proximité immédiates du mur. De nombreux lieux d'extraction et de tailles ont été identifiés le long du mur. Dans de nombreux lieux subsistent des réserves de pierres prêtes à l'emploi. Dès qu'un tronçon de mur était achevé, les tailleurs de pierres abandonnaient les pierres déjà façonnées pour aller extraire de nouvelles pierres dans un endroit situé plus près du chantier. Les blocs sont maintenus entre eux par des tenons en bois taillés en double queue d'aronde. Ces tenons sont insérés dans des mortaises taillées dans les blocs. Ces mortaises étant assez grossières, il semblerait que la taille fut faite avec des outils non métalliques. Les chercheurs ont estimé le nombre de tenons nécessaire à plus d'un million. Cette technique de construction est similaire à celle utilisée dans le bassin oriental de la Méditerranée par les civilisations mycénienne et hellénistique (forteresse d'Ugarit construite au XIVe siècle av. J.-C., ou le tombeau d'Atrée à Mycènes ou à Delphes). Dans l'Europe occidentale, cette technique ne fut mise en œuvre qu'au mur du Mont Sainte-Odile et au mur païen du Frankenbourg à quelques kilomètres plus au sud. Cette technique de construction diffère sensiblement des techniques de construction des murs de fortifications gaulois (entrelacs de pierre et de poutres en bois) ou romains (pierres sciées par des outils en fer et assemblés avec du mortier de chaux).

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Le mur entre la grotte des Druides et la porte de Barr

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Le mur entre le Hagelschloss et la porte Koeberlé

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Le mur entre la grotte des Druides et la porte de Barr

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Les mortaises dans les blocs de pierre

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Blocs avec les mortaises bien visibles

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Carrière de pierre près de la porte Eyer

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Rocher partiellement scié près de la porte Koeberlé

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Rocher partiellement scié près de la porte Koeberlé

L'accès à l'enceinte circonscrite par le mur païen se fait au travers de portes. Actuellement, cinq portes sont visibles, la porte de Barr, au sud, la porte Nord ou de l'Elsberg, au nord, la porte Eyer, dans le mur transversal sud, la porte Koeberlé et la porte Felstor sur la partie ouest du mur. Une autre porte fut retrouvée par Hans Zumstein près du rocher "Stollhafen", mais n'est plus visible. De même, une autre porte, la porte d'Ottrott existait sur le mur est. La porte de Barr fut trouvée en 1968 par Hans Zumstein à proximité d'un vieux chemin creux nommé "le chemin des Romains". Cette porte est formée d'un couloir long de 6 m et large de 2,60 m. La porte, disposée au début de ce couloir, était constituée de deux vantaux comme le montrent les trous de pivots visibles au niveau du seuil. Les murs entourant la porte étaient épais de 3 m et étaient probablement surmontés d'un chemin de ronde accessible par un escalier qui est partiellement conservé. La porte du Nord ou de l'Elsberg, dégagé en 1971, est de configuration identique, mais n'a qu'une largeur de 2 m. La porte Eyer est également conçue de même. Elle permet le passage entre la zone sud et la zone médiane de l'enceinte. Sur toutes ces portes, aucune trace d'usure provoquée par les roues de chariots n'est visible sur les pierres de seuil.

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La porte de Barr

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La porte du Nord

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Le seuil de la porte du Nord

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La porte Eyer

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La porte Koeberlé (vue de l'extérieur)

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Le seuil de la porte Koeberlé avec l'encoche pour la barre de blocage

L'histoire officielle du Mont Sainte-Odile débute au VIIe siècle lorsque le duc d'Alsace, Etichon (ou Adalric), fonda sur la plateforme sommitale un monastère pour sa fille Odile. Selon la légende, Odile naquit aveugle et pour cette raison fut rejetée par son père qui demanda à sa mère, Bereswinde, de faire disparaître l'enfant. Bereswinde cacha alors l'enfant dans un couvent. Treize ans plus tard, l'évêque de Ratisbonne, Erhard, eut une vision lui commandant de se rendre au couvent de Balma pour y baptiser une fillette aveugle en lui donnant le nom d'Odile. Dès le baptême effectué, Odile retrouva la vue. Elle se rendit alors au château de son père où entre temps d'autres enfants étaient nés. Devant ce retour non prévu, son père, qui était très violent, fut pris d'une terrible colère et s'en prit à son fils cadet qu'il accusa de ne pas l'avoir mis au courant. Dans sa colère, il tua son fils. Pris de remords, il transforma, en l'an 690, son château bâti au sommet de la montagne, la Hohenbourg, en couvent pour y terminer sa vie. Devant la grande piété d'Odile qui voulait consacrer sa vie à Dieu afin d'expier les fautes de son père, Etichon lui confia le couvent. À la mort d'Odile, vers 720, l'importance du couvent crût et de plus en plus de pèlerins s'y rendirent. Le culte de Sainte-Odile prit son essor au IXe et au Xe siècle. Le couvent échappa en 925 à la destruction par les Hongrois qui ravagèrent la région. La première mention écrite au mur païen date du 17 décembre 1051. Le pape Léon IX lors de la consécration de l'église du Mont Sainte-Odile consigna à l'abbesse Berthe "...Omnen namque aream montis quae tempore beatae Odilie sicut antiqua relatione accepimus, a folis spiritalibus possidebatur, ita subicere presatae abbatissae decrevimus, scilicet ut omnem ipsum montem infra septa gentilis muri nullus hominum colere aut possidere sine permissione abbatissae audeat nullusque aliqua inquietudine pacem perpetuo locis in illis a nobis indictam violare presumat..." (toute la surface de la montagne, au temps de la bienheureuse Odile était la possession des religieuses, et nous avons décidé de la placer sous l'autorité de la susdite abbesse afin que toute la montagne en dessous de l'enceinte du mur païen ne puisse être possédée ou cultivée par quiconque sans la permission de l'abbesse…). Cette mention fut confirmée en 1190 par l'évêque de Strasbourg, Conrad de Lichtenberg.

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La grotte de Lourdes sous le monastère du mont Sainte-Odile

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Le monastère du mont Sainte-Odile

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Sainte-Odile veillant sur l'Alsace

Une grande partie du couvent fut détruit par un incendie en 1224. Le couvent fut pillé en 1375 par les troupes du Sire de Coucy puis à nouveau en 1473 par les troupes de Charles le Téméraire, le duc de bourgogne. Après avoir été occupé par les paysans révoltés en 1525, le couvent fut détruit par un incendie en 1546. Le couvent fut pillé et détruit, sauf les chapelles, par les mercenaires de Mansfeld en 1622 puis à nouveau en 1633 par les Suédois lors de la guerre de Trente Ans. En 1681, un feu de forêt détruisit une fois de plus le couvent. Lors de la Révolution française en 1791, le couvent fut fermé et vendu comme bien national. Une souscription publique permit à l'évêché de Strasbourg de le racheter en 1853.

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Le mur entre le monastère et le rocher du panorama

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Le mur entre le monastère et le rocher du panorama

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Le mur entre le monastère et le rocher du panorama

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Le mur entre le monastère et le rocher du panorama

Durant le XIIe et le XIIIe siècle, le mur servit de carrière pour la construction des châteaux érigés à proximité. La première étude sur le mur païen date de 1599 lorsque l'architecte Specklin se demanda s'il fut construit par les Celtes ou par les Romains. Le premier relevé topographique du mur (uniquement la partie sud) fut réalisé en 1603 par H.J. Muller. En 1750, Schoepflin publia une étude sur le mur païen avec une carte dans son ouvrage "Alsatia illustrata". Un nouveau plan du mur fut réalisé en 1825 par le capitaine d'artillerie Thomassin et par J. G. Schweighaeuser qui estima qu'il fut construit par les Gallo-Romains et qu'il servit comme édifice religieux et défensif. En 1842, le professeur Baehr, vice-président du Congrès scientifique, estima qu'il s'agissait d'une enceinte sacrée construite par des peuples locaux voulant imiter les constructions romaines. L'historien Levrault réfuta la carte de Schoepflin en 1843 et proclama qu'il s'agissait d'une enceinte défensive. Jacob Schneider parla, en 1844, d'un espace destiné à abriter la population environnante durant un court laps de temps. Le mur fut classé Monument historique en 1857. En 1872, Félix Voulot en fit une enceinte sacrée consacrée à la divinité "Bet-El". Il y découvrit des sépultures qu'il attribua aux prêtres de cette divinité. En 1899, Robert Forrer attribua la construction du mur aux Médiomatriques vers le IIe siècle av. J.-C.. Il estima que l'enceinte fut ensuite occupée par les Triboques qui restaurèrent le mur puis par les Romains qui fortifièrent le rocher sommital (celui du couvent).

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Le mur transversal nord

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Raccordement du mur transversal nord sur le mur païen

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Mur transversal sud

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Mur transversal sud près de la porte Eyer

En 1913, Fritz Kessler réaffirma l'usage cultuel du site. Lors de fouille effectuée sur la Grossmatt (prairie située à l'ouest du monastère) en 1926, Robert Forrer aurait découvert à 15 m à gauche du chemin et à 40 cm de profondeur dans une couche de sable brunâtre une grande quantité de colonnettes en pierre (plus de 300). Ces colonnettes, longues de 5 à 21 cm, taillées de la main de l'homme, étaient disposées verticalement ou couchées en cercle sur une surface de 1,70 m de rayon. Aucun élément ne fut découvert au-delà de cette zone. Forrer émit l'hypothèse qu'il s'agissait d'une réplique d'un temple faite pour un jeu d'enfant. À la suite de cette découverte, Forrer réaffirma l'usage défensif, mais aussi cultuel du site. Par la suite Forrer fut accusé par ces confrères de tricherie et d'avoir, lui-même, réalisé cet ensemble. Cette découverte fait écho au chroniqueur Hugo Peltre qui, en 1603, cita l'existence, au sein du couvent, d'une chapelle ronde portée par six colonnes. Cette chapelle aurait été un ancien temple païen (entouré de cercles de pierres mégalithiques ?) qui fut consacré par Saint-Léodegard sur demande du duc Etichon à sa fille Odile. La chapelle fut détruite en 1734 sur ordre du prieur Réginald Voutrop. L'historien Silbermann signala en 1781 avoir vu à cet endroit une excavation ronde taillée dans le roc.

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Plan du mur païen établi par Robert Forrer

Entre 1941 et 1943, le professeur berlinois H. Reinerth, mandaté par les nazis, effectua une campagne de fouille pour tenter de faire la preuve de l'antériorité du peuplement germanique dans la région. En 1958, Adolphe Rieth réaffirma la fonction défensive de l'enceinte et conclut que le mur fut construit d'un seul tenant en se basant sur la présence des tenons en queue d'aronde sur la totalité du mur. De nouvelles données furent apportées en 1961 par mademoiselle Heiler, archiviste au couvent, lorsqu'elle découvrit entre des rochers du plateau sommital des fragments d'une cruche à anse de la civilisation de Michelsberg datée du bronze ancien (4300 - 3200 av. J.-C.). L'archéologue Hans Zumstein fit des fouilles à l'endroit de cette découverte en 1963. Les quelques objets recueillis lors de la fouille furent datés de 2500 av. J.-C.. En 1965, de nouvelles fouilles furent réalisées dans la cour du monastère afin de retrouver des traces du temple païen décrit par Silbermann. Sous 1,50 m de terre, furent retrouvées des tombes du XIIe siècle puis des foyers gallo-romains et du bronze final (1000 av. J.-C.), mais aucune trace d'un quelconque temple. Les fouilles effectuées en 1966 mirent à jour une partie inconnue du mur païen sous une couche datée du Carolingien et du bronze tardif. Il s'agissait d'un mur constitué de blocs taillé avec soin dont la construction fut datée selon des tessons de céramique du bronze final (1100 à 1000 av. J.-C.) et constituant probablement une deuxième phase de construction du mur. En 1967, lors de fouilles effectuées en contrebas du parking du monastère, furent découverts des objets datés du Moyen-âge, de la période gallo-romaine, de l'âge du bronze et du néolithique (2000 av. J.-C.). En 1968, Hans Zumstein mit à jour la porte de Barr où il confirma les datations émises précédemment.

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Des archéologues français et allemands fouillèrent en 1970 une petite portion du mur, visiblement resté intouché, en bordure du parking supérieur. Sous le mur, ils découvrirent des petits débris de poteries datés de 1000 av. J.-C.. En 1971, Hans Zumstein mit à jour la porte Nord ou de l'Elsberg. Les travaux d'aménagement du parking inférieur en 1975 détruisirent 180 m du mur, sans que des recherches archéologiques aient été effectuées. Le site se rappela tragiquement au public, le 20 janvier 1992, lorsqu'à 19 h 20 l'Airbus A320 de la compagnie Air Inter reliant Lyon à Strasbourg s'écrasa en phase d'atterrissage sur le plateau de la Bloss. Le crash fit 87 morts. En 1994, une nouvelle fouille fut organisée par l'Université de Strasbourg sous la direction de S. Fichtl sur le mur transversal nord et la porte de Barr. Elle ne permit la mise à jour hors stratigraphie que d'une trentaine de tessons de poterie mérovingienne et romaine. Les dernières fouilles en date furent réalisées en 2004 au niveau de la porte de Barr par J. Koch et ne mirent à jour que des objets contemporains.

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Le mur entre le Maennelstein et le Wachstein

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Le mur entre le monastère et le Saufelsen

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Le mur entre le monastère et le Saufelsen

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Le mur entre le Hagelschloss et la porte Koeberlé

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La porte du Nord

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Les Guetteurs (Mémorial du crash de l'A320)

Les découvertes archéologiques faites sur le Mont Sainte-Odile et le mur païen sont relativement limitées. Dans le potager du monastère furent recueillis, hors contexte stratigraphique, une hache à talon en bronze (datation 2000-1500 av. J.-C.), une hache en pierre polie, un bracelet en bronze gallo-romain et une fibule (datation 475-52 av. J.-C.). À proximité furent découverts les fragments d'une cruche à anse d'une hauteur de 11 cm de la civilisation de Michelsberg datée du bronze ancien (4300 - 3200 av. J.-C.). Sur la Grossmatt furent ramassés des tessons de poterie néolithique, gallo-romains et du Moyen-âge. Près de la porte de Barr, Félix Voulot mit à jour, en 1872, une dizaine de tombes. Dans l'une d'elles, le défunt était accompagné de boucles d'oreilles torsadées recouvertes de feuilles d'or, d'un petit couteau brisé en fer, d'un collier formé de grains de terre cuite multicolore, de verre incrusté de lazulite, d'agate et d'ambre, d'une hache en calcaire, d'une amulette et d'une bague en or portant un dessin composé d'éléments qui se retrouvent sur les monnaies gauloises. Félix Voulot supposa qu'il s'agissait d'un homme distingué vivant avant l'époque romaine et ayant subi l'influence des Phéniciens ou des Étrusques ou des Pélasges vivant en Grèce. Le réexamen de ces éléments au cours du XXe siècle conclut à des tombes mérovingiennes probablement occupées par des serviteurs du duc Etichon ou de sa fille Odile et inhumées en dehors de l'enceinte du monastère. Au pied du rocher du Maennelstein furent découverts, au milieu du XIXe siècle, des fragments d'une sculpture romaine. Cinquante-cinq pièces de monnaie romaine, datée du 1er siècle au IVe siècle, furent découvertes sur l'ensemble du site.

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Le mur près de la porte Koeberlé

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Le mur près de la porte Koeberlé

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Pierre à bassin près de la porte Koeberlé

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Le mur près de la porte Koeberlé

De ces découvertes archéologiques, il en fut déduit que la zone sommitale supportant actuellement le monastère Sainte-Odile est occupée par l'homme depuis le néolithique moyen (4500-4000 av. J.-C.) et qu'elle fut fortifiée à une époque très ancienne, mais que cette fortification est distincte du mur païen. Les datations pour le mur païen vont de 4000 av. J.-C. au IIe siècle apr. J.-C. avec une préférence pour l'époque de la Tène (500 à 52 av. J.-C.) selon les auteurs. Les savants Allemands, après l'annexion de l'Alsace en 1871, proposèrent une datation de la période alamane. Une phase de reconstruction entre le IIIe et le IVe siècle au niveau de la zone sommitale est également actée. Cette reconstruction aurait été datée à partir de tenons en bois soumis à une datation par C14 entre 251 et 421 apr. J.-C.. Le site est d'ailleurs traversé par deux voies romaines, l'une descendait par la Grossmatt et le rocher d'Oberkirch vers Ottrott pour aller sur Strasbourg et l'autre descendait vers Barr/Bourgheim en passant par la porte de Barr. En 2001 furent retrouvé dans un grenier et remis aux archéologues un ensemble de 65 tenons en bois soigneusement emballés et étiquettés. Ceux-ci auraient été prélevés entre 1873 et 1875 par l'historien Schneeganz sur une portion de 2 km du mur nord. La DRAC de Strasbourg les envoya au laboratoire allemand "Labor fur Holzanalyse" de Bohlingen qui les soumit à une datation par dendrochronologie et C14. Il en ressortit que les arbres ayant fourni le bois avaient été abattus entre le dernier quart du VIIe siècle et la première moitié du VIIIe siècle. Fort de cette datation, les archéologues contemporains proposent maintenant une construction du mur païen comprise entre 680 et 750 apr. J.-C.. Malheureusement, il n'est pas possible d'affirmer la provenance exacte de ces tenons de bois ni même d'affirmer qu'ils proviennent du mur initial ou d'une partie de mur ayant été reconstruit à une période ultérieure.

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Le mur près du Felstor

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Le mur entre le Felstor et le parking inférieur

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Le mur entre le Felstor et le parking inférieur

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Le mur entre le Felstor et le parking inférieur

L'interrogation de la datation de la construction du mur reste donc ouverte. De même, la fonction exacte de cette enceinte n'est pas tranchée par la science. S'agit-il d'une enceinte défensive ou d'une enceinte cultuelle ? Une problématique se fait également jour concernant l'approvisionnement en eau des éventuels occupants. Il n'existe visiblement dans l'enceinte qu'une seule source, la fontaine Saint-Jean. Celle-ci est actuellement tarie, car la veine d'eau fut obstruée ou déviée lors des travaux d'aménagement de la route d'accès au Mont Sainte-Odile. Un puits a été localisé près de la porte du nord, mais situé à l'extérieur du mur. Ce puits est comblé, mais des sourciers affirment que la veine d'eau se trouve à environ 20 m de profondeur. À l'extérieur de l'enceinte se trouve, en contrebas du rocher sommital, la source Sainte-Odile accessible par un chemin raide et ayant un débit faible, voire nul en été. Nous pouvons également citer la fontaine Sainte-Lucie, la source Herzthal et la source de la Babstub qui possède un débit assez important. Toutes ces sources sont situées à l'extérieur de l'enceinte. Une citerne a également été localisée par Robert Forrer dans la zone sud de l'enceinte. Ce manque d'eau ne plaide pas pour une occupation permanente du site par une population importante. S'il s'agit d'une enceinte défensive, la longueur du mur interroge également sur le nombre de guerriers nécessaire pour en assurer la défense (plusieurs milliers). La problématique de l'eau ne permet pas d'envisager un long siège. De plus, aucune structure d'habitation n'a, pour l'heure, été retrouvée, ni aucune arme ni même d'objets en fer. Certains auteurs signalent également que la façade nord-est entre le Sentier des Merveilles et le Hagelschloss présente une importante faiblesse défensive. Mais peut-être que le mur à cet endroit a été démonté pour servir à la construction des châteaux du Hagelschloss et du Dreistein. La surface importante du site serait également un frein à une enceinte défensive, mais cette hypothèse peut facilement être réfutée, car de nombreux oppida celtiques ont des surfaces plus importantes comme Alésia (100 hectares), Autun (130 hectares), Heidengraben en Allemagne (1500 hectares) ou Kelheim (680 hectares). La question de la fonction du site reste donc également un mystère.

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Tombes mérovingiennes près du monastère Sainte-Odile

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Le mur entre le monastère et le Saufelsen

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Le mur entre le monastère et le Saufelsen

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Vestige d'un puits près de la porte du Nord

De nombreux sentiers de randonnées parfaitement balisés permettent de parcourir le site. Celui-ci se repartit entre la partie sud et la partie nord. La partie médiane étant principalement constituée du monastère Sainte-Odile. En partant du parking inférieur en direction du monastère, nous débouchons au niveau des rochers sur lesquels fut érigée la "chapelle des Rochers". Il s'agissait d'une chapelle figurant une église d'un village alsacien construite à l'occasion de l'exposition des Arts Décoratifs à Paris en 1925 d'après les plans de l'architecte des Monuments historiques Paul Gelis. Depuis l'ex "chapelle des Rochers", nos pas nous mènent vers le sud vers les rochers du "Beckenfels" et du "Panorama". Après un petit détour par la porte Eyer et le rocher du "Canapé" nous poursuivons le long du mur païen en direction du rocher du "Maennelstein". Le nom de ce rocher provient des fragments de statue découverte à son pied au XIXe siècle. Auparavant, le rocher s'appelait le rocher "Einstein". Selon une légende du Moyen-âge, il fut une époque où l'Alsace se trouvait être une mer. À cette période, des anneaux avaient été scellés au sommet de ce rocher pour permettre l'arrimage des bateaux naviguant sur cette étendue d'eau. Au Moyen-âge, ces anneaux étaient encore visibles.

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Emplacement de l'ancienne chapelle des Rochers

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Porte d'accès au site sommital près de la chapelle des Rochers

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Le Beckenfelsen

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Le Beckenfelsen

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Le rocher du panorama

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La porte Eyer

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Le Canapefelsen (rocher du Canapé)

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Le Maennelstein

Le sentier se poursuit le long du mur en direction du "Wachstein", le rocher du guet. Ce rocher haut d'une dizaine de mètres et large de 3 m se trouve à une quarantaine de mètres à l'extérieur du mur. Il est relié au mur par un muret de même style. Ce rocher était surement un poste d'observation occupé par des guetteurs surveillant le versant sud de la montagne. À partir du "Wachstein", un petit détour nous mène vers le mémorial du crash de l'Airbus où une stèle et trois dalles verticales nommées "les Guetteurs" rappellent la catastrophe.

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Le Wachstein

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Le Wachstein

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Le mur entre le Wachstein et la grotte des Druides

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Le mur entre le Wachstein et la grotte des Druides

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Stèle commémorative du crash de l'A320

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Les Guetteurs (Mémorial du crash de l'A320)

La "grotte des Druides" est un ensemble de rochers formant des passages couverts. Signalés pour la première fois par le botaniste Marcus Mappus (1632-1701) dans son "Hisoria Planticarum Alsaticaram", de nombreux auteurs y voient des dolmens. Il ne s'agit que d'un ensemble naturel, peut-être aménagé par l'homme. La plus grande grotte est une cavité fermée, longue de 6,70 m, large de 2,20 m et haute de 1,60 m. La plus petite est ouverte aux deux extrémités et est longue de 6,60 m, large de 0,80 m et haute de 1,20 m. Les "antiquaires" Schneider (en 1844) et Oppermann (1861) supposèrent qu'elles étaient reliées à l'enceinte par des souterrains passant sous le mur.

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La grotte des Druides

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La grotte des Druides

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La grotte des Druides

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La grotte des Druides

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Le mur entre la grotte des Druides et la porte de Barr

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Le mur entre la grotte des Druides et la porte de Barr

Le sentier se poursuit vers la porte de Barr et les tombes mérovingiennes pour ensuite revenir vers le parking en passant par la fontaine Saint-Jean. De là, remontez vers le monastère en empruntant le chemin de croix qui mène vers la grotte de Lourdes encastré dans une anfractuosité de la paroi rocheuse de l'entablement du plateau sommital. Les courageux pourront descendre vers la fontaine Sainte-Odile. Selon la légende, Odile aurait ici frappé le rocher pour y faire jaillir de l'eau afin de soulager un mendiant aveugle. En lavant ces yeux avec cette eau, celui-ci retrouva miraculeusement la vue. La source conserverait sa propriété miraculeuse.

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La porte de Barr

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La porte de Barr

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Le chemin creux près de la porte de Barr

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Tombes mérovingiennes près de la porte de Barr

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Tombes mérovingiennes près de la porte de Barr

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La fontaine Saint-Jean

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Près de l'emplacement de la chapelle des Rochers

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Le chemin de croix entre la chapelle des Rochers et le monastère

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La falaise avec la grotte de Lourdes sous le monastère

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La grotte de Lourdes

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La fontaine Sainte-Odile

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La fontaine Sainte-Odile

Le circuit nord débute au niveau de l'entrée du monastère Sainte-Odile. Avant, profitez-en pour aller visiter l'abbatiale, la chapelle contenant le sarcophage attribué au Duc Etichon et la chapelle avec le sarcophage de Sainte-Odile. Les chapelles des Larmes et des Anges valent également la visite. Dans la chapelle des Larmes, vous pouvez voir la cuvette que les larmes d'Odile, priant pour le salut de l'âme de son père, creusèrent dans le sol. À l'extérieur sur le plateau du sommet sont également visibles des tombes mérovingiennes creusées directement dans le rocher.

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L'abbatiale du monastère Sainte-Odile

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L'abbatiale du monastère Sainte-Odile

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La chapelle Etichon

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Le sarcophage du duc Etichon

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Fresque dans cette chapelle

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Le tombeau de Sainte-Odile

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La chapelle du tombeau de Sainte-Odile

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Une des nombreuses fresques du monastère

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L'esplanade avec les chapelles des Larmes et des Anges

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Tombes mérovingiennes à l'arriere de la chapelle des Larmes

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La chapelles des Larmes (© Wikipédia)

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La chapelles des Larmes (© Wikipédia)

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La chapelle des Anges (© Wikipédia)

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La chapelles des Anges (© Wikipédia)

En descendant le sentier du mur païen nord, vous déboucherez sur la Grossmatt, un grand pré un peu surréaliste au sein de cette montagne couverte de forêts. Le mur païen plonge ici vers la porte d'Ottrott où la voie romaine pénètre dans l'enceinte. À côté se trouve le rocher "Saufelsen" qu'il va falloir gravir pour remonter sur le plateau. Le sentier se poursuit le long du mur vers le nord.

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La Grossmatt

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Le mur entre le monastère et le Saufelsen

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Le mur entre le monastère et le Saufelsen

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Le rocher Oberkirch

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Le Saufelsen (vu du bas)

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Le Saufelsen (vu du haut)

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Le mur entre la Saufelsen et la grotte Etichon

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Le mur entre la Saufelsen et la grotte Etichon

Après être passés du côté extérieur du mur, nous passons au rocher "Stollhafen" qui repose sur des petites colonnes avant d'atteindre la grotte "Etichon", simple abri sous roc à la base d'un rocher de 15 m de hauteur. Le sentier prend ici le nom de "sentier des Merveilles" passant sous d'impressionnants rochers et parsemé de petites sculptures sur les souches des arbres.

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Le rocher du Stollhafen

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Le mur près du Stollhafen

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La grotte Etichon ou Aldaric

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La grotte Etichon

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Le mur entre la grotte Etichon et le plateau des Fées

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Le mur entre la grotte Etichon et le plateau des Fées

Au bout de quelques centaines de mètres, le sentier du mur païen bifurque vers l'ouest quittant ainsi le "sentier des Merveilles". Je vous conseille de poursuivre le long du "sentier des Merveilles" pour vous rendre sur le "plateau des Fées" ou "Hexenplatz". Après être passé sous le "rocher des Géants", le sentier remonte sur le plateau. Le "plateau des Fées" est un ensemble incohérent de rochers dont plus d'une soixantaine possèdent des bassins ou cuvettes naturels ou creusés par l'homme. Robert Forrer y vit une carrière pour le mur estimant que ces rochers étaient sciés par l'homme et abandonnés sur place après la construction du mur. Pour lui, les bassins et cuvettes étaient des réserves d'eau utilisées par les ouvriers pour boire ou affuter leurs outils. Les chercheurs du XIXe siècle avaient associé le "plateau des Fées" à la quatrième partie de l'enceinte cependant aucun mur n'a été retrouvé à cet endroit. Pour certains auteurs, la déclivité importante du terrain étant un obstacle technique pour les bâtisseurs du mur. Selon les légendes, le "plateau des Fées" serait le lieu de rencontre des sorcières avec le "chasseur de nuit" de la mythologie alsacienne. Pendant les nuits orageuses, on y entendrait des cris sauvages, des aboiements de chiens et des gémissements des damnés. Une nuit, le "chasseur de nuit" (le Diable) poussa l'audace de dépasser le plateau et de s'avancer dans la plaine avec sa suite maudite. Il ne fut arrêté que par la porte de la cathédrale de Strasbourg.

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Rochers sur le plateau des Fées

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Rochers sur le plateau des Fées

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Rochers sur le plateau des Fées

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Rocher à bassin sur le plateau des Fées

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Rocher à bassins sur le plateau des Fées

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Labyrinthe de rochers sur le plateau des Fées

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Rocher à bassin sur le plateau des Fées

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Rocher à bassin sur le plateau des Fées

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Le rocher des Géants

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Le rocher des Géants

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Le rocher des Géants

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Le rocher des Géants

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Le rocher des Géants

Le retour se fait soit par le sentier longeant le haut de la falaise du côté est soit par le chemin forestier passant sur le versant ouest du plateau et qui mène vers la porte Nord. De là, le sentier du mur païen mène vers le château du Hagelschloss. Le mur ici a totalement disparu, les pierres ayant été utilisées pour la construction du château. Le château du Hagelschloss fut construit au cours du XIIIe siècle. En 1406, son propriétaire, Walter (ou Gauthier) Erb, se querella avec la ville de Strasbourg. Il invita les chevaliers Heinrich von Mullenheim (seigneur du château de Landsberg), Luthoff von Mullenheim et Hans Sturm à venir négocier dans son château. Dès leurs venues, il les fit prisonniers. Devant cet affront, la ville de Strasbourg leva une armée et assiégea le château. Erb prit la fuite et au bout de huit jours de siège le château capitula. Les prisonniers furent libérés et le château détruit. Il ne fut pas reconstruit. En 1434, l'empereur Siegismund donna les avoirs de Walter Erb à Gaspard Beger, le seigneur du Birkenfels. L'empereur Frédéric III accorda toutes les propriétés au Rathsamhausen en 1442. Du château, ne subsistent que quelques pans de mur et une magnifique arche de soutènement.

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La porte du Nord

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Seuil de la porte du Nord

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Le mur entre la porte du Nord et le Hagelschloss

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Le mur entre la porte du Nord et le Hagelschloss

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Ruine du château du Hagelschloss

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L'arche de soutien du château du Hagelschloss (© Wikipédia)

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Ruine du château du Hagelschloss

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Le fossé séparant l'éperon du Hagelschloss du plateau

Le mur réapparait sur la façade ouest du site. Après un cheminement assez long apparait la porte "Koeberlé". Il s'agit d'une poterne étroite découverte en 1877 par le docteur Koeberlé. Aménagée dans un couloir large de 0,80 m et long de 15 m, elle ne permet que le passage d'un homme à la fois. L'encadrement de la porte possède des creux destinés à accueillir les poutres fermant et bloquant le vantail dont les pivots sont parfaitement visibles.

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Le mur entre le Hagelschloss et la porte Koeberlé

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Le mur entre le Hagelschloss et la porte Koeberlé

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Le mur entre le Hagelschloss et la porte Koeberlé

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La porte Koeberlé (côté interne)

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La porte Koeberlé (côté externe)

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Le mur près de la porte Koeberlé

Après la porte "Koeberlé", le mur s'interrompt au niveau de l'accès vers le château du Dreistein. Les pierres du mur servirent à la construction du château. En réalité, il s'agit de trois châteaux construits en enfilade. Les deux châteaux du Grand Dreistein, situé côté ouest, sont séparés du Petit Dreistein, à l'est, par un très large fossé. La première mention de ce château date de 1442 lorsque l'empereur Frédéric III l'inféoda au Rathsamhausen-Ehenweyer. Il fut détruit en 1623 par les Suédois lors de la guerre de Trente Ans. Ce n'est qu'en 1881 qu'Édouard Hering, citoyen de Barr, entreprit des travaux de restauration. Le Petit Dreistein se compose d'un étroit logis construit en enfilade derrière un donjon cylindrique érigé du côté de l'attaque. Le Grand Dreistein fut construit en deux phases. Dans un premier temps fut construit un logis polygonal flanqué au nord-est par un donjon cylindrique. La basse-cour est située au sud et à l'ouest. Dans la deuxième phase, le logis est augmenté vers l'est. Un mur bouclier le protège vis-à-vis du Petit Dreistein qui se trouve à portée de fronde.

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Le château oriental du Dreistein

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Le donjon du château oriental du Dreistein

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Le château occidental du Dreistein

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L'accès au château occidental du Dreistein

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Tour du château occidental du Dreistein

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Une arche dans le château du milieu du Dreistein

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Une arche dans le château du milieu du Dreistein

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L'accès au château du milieu du Dreistein

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Le château oriental du Dreistein

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Revenu sur le mur païen, nous le longeons en direction du sud. Ici sont visibles de nombreuses traces de débitage sur les rochers à proximité du mur. Les traces de sciage des pierres sont clairement visibles. On suppose que pour scier les rochers les hommes entaillaient le rocher puis utilisaient des cordes et du sable comme abrasif. Un peu plus loin apparait la porte la plus mystérieuse du mur, la "Felstor". Il s'agit d'une poterne habilement aménagée dans une faille naturelle. Elle est parfaitement dissimulée aux assaillants et n'est praticable qu'avec l'aide d'une personne situé à l'intérieur de l'enceinte. Cette poterne permet l'accès à la source du Badstub. Depuis la "Felstor", le sentier suit le mur jusqu'au parking inférieur.

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La porte Felstor

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La porte Felstor

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Le mur entre la porte Felstor et le parking inférieur

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Le mur entre la porte Felstor et le parking inférieur

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Le mur entre la porte Felstor et le parking inférieur

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Le mur entre la porte Felstor et le parking inférieur

Ces photographies ont été réalisées en avril 2022.

 

Y ACCÉDER:

Le mur païen est accessible au niveau du Mont Sainte-Odile. Celui-ci est accessible depuis Barr ou depuis Obernai. Le départ des sentiers de randonnées parfaitement balisés se fait depuis le parking inférieur ou supérieur du monastère.

Pour parcourir l'ensemble du mur païen, il faut compter une journée.

 



Les indications pour accéder à ce lieu insolite sont données sans garantie. Elles correspondent au chemin emprunté lors de la réalisation des photographies. Elles peuvent ne plus être d'actualité. L'accés au lieu se fait sous votre seule responsabilité.

Si vous constatez des modifications ou des erreurs, n'hésitez pas à m'en faire part.

 

 

Cette page a été mise en ligne le 21 mai 2022

Cette page a été mise à jour le 21 mai 2022