Le temple de Lanleff

le temple

Nous sommes en présence d'une curieuse construction circulaire. Douze piliers supportent par leurs arcades un mur délimitant un espace central. Autour de cette construction, un deuxième mur, concentrique au premier, délimite un déambulatoire. Ce deuxième mur, dont il ne subsiste que les trois quarts, était à l'origine constituée de seize arcades. Une partie des voûtes recouvrant le déambulatoire est toujours présente, mais la partie centrale est dépourvue de couverture. Le plan de l'édifice établi, en 1735, par le Marquis de Robien montre déjà l'édifice dépourvu de couverture. On peut d'ailleurs s'interroger sur l'existence d'un toit ou s'agit-il d'un espace à ciel ouvert ?

l'arriere du temple

le coté

Le déambulatoire est complété par une chapelle absidiole. Les documents anciens montrent la présence de trois chapelles de ce type, ainsi qu'un narthex carré disposé à l'opposé de la chapelle survivante. Au cours du XIXe siècle, le bâtiment servit de vestibule à l'église de Lanleff. L'entrée de l'église se trouvait au niveau de la chapelle absidiole existante. En 1855, cette église a été détruite.

la nef
La nef

deambulatoire Le déambulatoire

Les chapiteaux des colonnes étaient sculptés de motif géométrique, de personnages et d'animaux. Ces sculptures ne sont que très difficilement reconnaissables. D'étranges personnages nus avec des mains à quatre doigts ont été reconnus et interprétés comme étant Adam et Eve au paradis terrestre.

un des chapitaux
Un des personnages à quatre doigts
(passer le curseur sur la photo pour les voir)

L'origine de ce monument se perd dans la nuit des temps. Les premières références à l'édifice datent de 1148 où Trihan, sire de Châtelaudrien en fait don au monastère bénédictin Saint Magloire de Léhon dépendant de l'abbaye de Marmoutier prés de Tours.

En 1735, le Marquis de Robien, président du parlement de Bretagne, décrit le temple dans son ouvrage "Description historique de l'ancienne Armorique ou Petite Bretagne". Il décrit notamment la présence d'un if au centre de la rotonde dont les branches servent de voûte à l'édifice. En 1810, Fréminville confirme la présence de l'if.

De là, les interprétations de l'origine du temple vont bon train. Certains y voient un temple romain, d'autres, comme Fréminville, un temple gaulois consacré au soleil. Le Gonidec y voit en 1808, un temple celtique dont les douze arcades font référence aux douze mois de l'année.

la nef
Au centre de la nef

les arcades
Les arcades

Penhouet voit en 1824, un baptistère des premiers chrétiens. Les templiers et les Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem furent également évoqués pour être à l'origine de ce temple. A l'heure actuelle, il est communément admis qu'il s'agit des ruines d'une église romane bâti au XIe siècle sur le modèle du St Sépulcre de Jérusalem (IVe siècle). Celle-ci aurait été construite par de riches pèlerins de retour de Terre Sainte. Il existe d'ailleurs quelques rares exemples de ce type de construction disséminés en Europe, comme l'église Ste Croix de Quimperlé ou l'église de Neuvy Saint Sépulcre dans l'Indre. Mais tout le monde n'admet pas cette hypothèse. Il est vrai que les Celtes avaient une prédilection pour le cercle et les sanctuaires ronds. Il a été retrouvé notamment dans la région de Quiberon des vestiges de temples de l'époque gauloise de forme circulaire. La découverte d'un édifice similaire au sud de Boston (USA), d'origine inconnue, a fait dire que les Bretons avaient traversé l'Atlantique bien avant Christophe Colomb ou les Normands.

Au travers d'une fenetre

Le temple de Lanleff possède également sa légende:

Une sorcière cupide y fit commerce avec le Diable. Elle lui vendit son nouveau-né pour douze pièces d'or. Après s'être emparé de l'enfant, le Diable jeta à la sorcière, les douze pièces d'or. En voulant les attraper au vol, la sorcière s'y brûla les mains, car les pièces sortaient tout juste du feu de l'enfer. Elle les laissa tomber et les pièces s'incrustèrent dans la margelle de la fontaine. En aspergeant cette margelle avec l'eau de la fontaine, vous pourrez les apercevoir. Mais avant de les ramasser, réfléchissez bien. L'or du Diable n'a apporté que le malheur aux pauvres mortels que nous sommes.

 La région possède de nombreux trésors archéologiques et naturels. Ne tardez pas trop pour la visiter. Alors pour organiser votre séjour, commencez par trouver votre hôtel à l'aide de Trivago

la fontaine
La fontaine

Ces photographies ont été réalisées en juillet 2006.

 

Y ACCÉDER:

Le temple est situé en contre bas de l'église au centre du village.

 



Les indications pour accéder à ce lieu insolite sont données sans garantie. Elles correspondent au chemin emprunté lors de la réalisation des photographies. Elles peuvent ne plus être d'actualité. L'accés au lieu se fait sous votre seule responsabilité.

Si vous constatez des modifications ou des erreurs, n'hésitez pas à m'en faire part.

 

 

Cette page a été mise en ligne le 13 novembre 2006

Cette page a été mise à jour le 14 février 2015