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La friche DMC

Quand on arrive sur le site DMC à Mulhouse, on a l’impression d’entrer dans un morceau de ville suspendu entre plusieurs époques. Les grands volumes de brique rouge, les longues façades régulières, les toitures industrielles, les cours, les voies internes et les bâtiments alignés composent un paysage qui ne ressemble ni à un quartier classique ni à une simple friche. Ici, tout raconte l’usine, son âge d’or, ses transformations, puis son lent passage du monde de la production à celui du patrimoine et de la reconversion. DMC n’est pas seulement un nom connu dans l’histoire du textile français, mais c’est aussi un territoire entier, façonné par plus de deux siècles d’activité, de puissance industrielle et de mutation urbaine.

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Le bâtiment 62

Dollfus-Mieg et Compagnie ou DMC est l’une des plus anciennes et des plus célèbres entreprises textiles de Mulhouse. Dès 1746, Jean-Henri Dollfus s’associa à Jean-Michel Hartmann pour fonder une entreprise d’impression sur étoffes à Mulhouse, l’une des premières de la ville. Cette activité portait sur les tissus d’Indiennes, imprimés à motifs, qui connaissaient alors un fort succès en Europe. À cette époque, Mulhouse était déjà un centre textile dynamique, tourné vers l’innovation et le commerce. Les premières manufactures y posèrent les bases d’une véritable tradition industrielle locale. Le nom Dollfus-Mieg et Compagnie apparut officiellement le 21 mars 1800. C’est Daniel Dollfus, héritier de Jean-Henri Dollfus, qui fonda la société en fusionnant deux entités familiales. Daniel Dollfus installa alors ses premiers bâtiments à Dornach, près de Mulhouse, dans un secteur favorable à l’activité textile grâce à la présence du Steinbaechlein, un cours d’eau utile aux opérations de traitement des tissus. Ce choix d’implantation fut déterminant, car il donna à DMC un site capable de s’étendre et de se spécialiser. Les premières machines à imprimer apparurent dès 1806, remplaçant progressivement l’impression manuelle, puis la grande filature mécanique de 1812 marqua l’entrée dans une industrialisation plus lourde et plus organisée. Au XIXe siècle, DMC entra dans une phase d’expansion rapide. L’entreprise ne se limitait plus à l’impression des étoffes, elle diversifia ses productions et adopta progressivement de nouvelles techniques industrielles. Dans les années 1840, elle produisit de nouveaux textiles, notamment des mélanges de laine et de coton. Un tournant important intervient en 1841, quand Émile Dollfus, directeur de l’entreprise, ajouta à l’activité la fabrication du fil à coudre, qui deviendra l’une des spécialités les plus célèbres de DMC. Cette évolution fut capitale, car elle fit entrer l’entreprise dans une production plus large, plus régulière et plus exportable. Tout au long du siècle, DMC investit dans des bâtiments de plus en plus grands et dans des équipements mécanisés. L’entreprise se dota d’un vaste site industriel à Mulhouse, qui devint progressivement une véritable ville-usine. À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, DMC devint une grande marque textile internationale et s’imposa comme un acteur majeur du textile français et européen. Son nom est associé au fil à coudre, au fil à broder et à une production vendue bien au-delà de Mulhouse. En 1922, DMC fut cotée à la Bourse de Paris, signe de son poids économique important. Dans l’entre-deux-guerres, puis pendant la Seconde Guerre mondiale, elle resta un acteur industriel majeur, même si son histoire fut alors marquée par le contexte politique et les contraintes de guerre. Au XXe siècle, elle figurait parmi les plus grands groupes textiles européens. Dans les années 1960, le groupe employa jusqu’à 30 000 salariés. C’est l’apogée d’une entreprise qui a profondément marqué l’identité industrielle de Mulhouse. Un autre jalon essentiel fut la fusion en 1961 avec la société lilloise Thiriez et Cartier-Bresson. Cette opération visait à renforcer l’ensemble face aux mutations du marché textile, à la concurrence internationale et aux transformations industrielles. DMC conserva sa raison sociale, mais l’identité du groupe évolua. Le passage sous une nouvelle bannière traduisit une période de concentration industrielle, caractéristique du textile français de l’après-guerre. C’est aussi le début d’une longue phase de restructuration. Durant la seconde moitié du XXe siècle, comme beaucoup d’entreprises textiles européennes, DMC subit les effets de la désindustrialisation, de la concurrence mondiale et des changements technologiques. Les effectifs diminuèrent, certaines activités se déplacèrent ou disparaissaient, et le grand site de Mulhouse perdit peu à peu sa fonction d’origine. Le quartier industriel, autrefois en pleine activité, devint progressivement une friche partielle. Cependant, DMC conserva une grande partie de ses bâtiments. Cette nouvelle phase de son histoire repose sur la conservation de la mémoire industrielle tout en ouvrant le site à de nouveaux usages. DMC reste ainsi un symbole fort de l’histoire économique de Mulhouse, à la fois comme entreprise, comme marque et comme paysage architectural.

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Le bâtiment 44

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Le bâtiment 44

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Le bâtiment 48

Le site DMC est l’un des ensembles industriels les plus remarquables de Mulhouse. On ne parle pas ici d’une usine isolée, mais d’un territoire de production pensé comme un organisme complet couvrant près de 75 hectares. À mesure que l’activité progressait, le site se développa par ajouts successifs. Chaque période laissa sa trace dans la pierre, la brique et les volumes. Les bâtiments ne furent pas construits pour durer comme des monuments, mais ils finissaient précisément par devenir monumentaux par leur taille, leur répétition et leur cohérence. C’est cette accumulation qui donne aujourd’hui au site une valeur patrimoniale exceptionnelle. Le site a une double histoire spatiale. Le premier noyau, dit "pôle occidental", se développa du côté de Dornach autour des activités d’impression, de blanchiment et de préparation des toiles. Le second, le "pôle oriental", se structura plus tard autour de la filature, de l’énergie vapeur, du tissage et des extensions successives liées à la mécanisation. DMC est un site où l’architecture ne cherche jamais à s’imposer pour elle-même, mais où elle finit par créer une identité extrêmement forte. La logique de l’usine domine tout. Les bâtiments sont disposés selon un ordonnancement orthogonal, pensé pour la production, la circulation des matières et les flux de travail. Les bâtiments sont conçus pour recevoir des machines, organiser des flux, éclairer les postes de travail, stocker les matières premières ou administrer l’ensemble. Pourtant, cette fonctionnalité ne produit pas de l’anonymat. Au contraire, elle donne naissance à une forme architecturale puissante, immédiatement reconnaissable. La brique rouge est partout. Elle relie les bâtiments entre eux et donne au site une unité visuelle remarquable. Les façades sont longues, souvent très répétitives, scandées par des travées régulières. Les ouvertures sont vastes, car la lumière naturelle est indispensable dans les ateliers textiles. Les toitures plates ou en sheds, très caractéristiques de l’architecture industrielle, viennent compléter cet ensemble. Elles ne sont pas là pour le décor, mais pour optimiser le travail à l’intérieur. Dans les sheds, la lumière se diffuse plus efficacement. Dans les grandes halles, les machines trouvent l’espace dont elles ont besoin. L’architecture se met au service du geste industriel. Chaque bâtiment correspond à une étape du processus textile. Ici, on recevait le coton. Là, on le préparait. Plus loin, on le filait, on le tissait, on le teignait, on le stockait ou on l’expédiait.

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Le bâtiment 75

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Le bâtiment 75

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Le bâtiment 75

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Le bâtiment 118

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La chaufferie 1

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La chaufferie 2

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Le bâtiment 63

Parmi les édifices les plus anciens, la grande filature occupe une place majeure. Elle appartient aux premières générations de bâtiments industriels du site et marque l’entrée de DMC dans une logique de grande production mécanisée. Sa longueur, sa régularité et sa sobriété impressionnent encore aujourd’hui. Sa façade régulière, ses ouvertures alignées, son volume allongé expriment une époque où l’architecture commence à être pensée à partir des besoins de la machine. Autour de cette première filature se développent rapidement d’autres constructions, notamment les magasins de coton. Là encore, la fonction dicte la forme. Le coton brut doit être reçu, stocké, contrôlé, protégé. Les bâtiments sont donc massifs, pratiques, sobres, mais ils s’inscrivent dans le même langage architectural avec la brique, la régularité, les volumes clairs et la simplicité constructive. Ils forment le socle de l’usine, l’infrastructure essentielle sans laquelle la chaîne textile ne pourrait fonctionner.

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Le bâtiment 44

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Le bâtiment 44

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Une borne d'incendie

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Le bâtiment 63

S’il existe un bâtiment qui incarne à lui seul l’ampleur de DMC, c’est bien le bâtiment 62 ou le bâtiment 63. Le bâtiment 62 fut construit en 1910 pour abriter le retordage. Le bâtiment 63 fut construit en 1913. Les dimensions de ces bâtiments sont impressionnantes avec 230 m de longueur pour 33,50 m de largeur. Ces bâtiments sont souvent présentés comme les plus grands bâtiments industriels d’Alsace jamais construits. À eux seuls, ils résument une époque où l’industrie textile pouvait encore produire à très grande échelle et où les bâtiments industriels atteignaient une monumentalité rarement égalée. Ces bâtiments ne sont pas spectaculaires au sens décoratif du terme. Ils le sont par la masse, la longueur, la répétition structurale et leur efficacité. C’est un grand volume fonctionnel, pensé pour accueillir des machines, des flux continus, des opérations techniques lourdes. En se tenant face à eux, on comprend immédiatement la puissance qu’a pu représenter DMC à son apogée.

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Le bâtiment 62

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Le bâtiment 62

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Le bâtiment 62

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Le bâtiment 62

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Le bâtiment 63

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Le RDC du bâtiment 63

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Le bâtiment 63

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Le RDC du bâtiment 63

En avançant dans l’histoire du site, on voit apparaître les ateliers en sheds, qui sont parmi les formes les plus emblématiques de l’architecture industrielle de DMC. Leur apparition marque une étape importante, l’usine entre dans une modernité plus poussée, plus technique, mieux adaptée aux exigences de la production textile. Les sheds permettent d’introduire une lumière plus homogène dans les espaces de travail, ce qui est essentiel pour les opérations de filage, de tissage ou de contrôle des matières. Ces toits en dents de scie sont devenus un symbole de l’industrie moderne. À DMC, ils donnent au paysage une silhouette immédiatement reconnaissable. Ils signalent le passage à une architecture plus rationnelle, plus performante, mais aussi plus ambitieuse. Le bâtiment industriel n’est plus seulement un contenant. Il devient une machine à produire, une enveloppe technique pensée en fonction de la lumière, de l’espace et de l’organisation du travail. Les ateliers en sheds témoignent aussi d’une transformation du rapport au travail. L’usine du XXe siècle n’est plus uniquement un lieu d’effort et de discipline ; elle doit aussi répondre à des préoccupations de confort, d’efficacité et d’optimisation. La lumière, l’air, la circulation deviennent des questions architecturales majeures. Dans ce contexte, les sheds ne sont pas un détail formel. Ils sont l’une des grandes réponses techniques et esthétiques de l’industrialisation.

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Le bâtiment 47

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Le bâtiment 48

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Le bâtiment 74

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Le bâtiment 74

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Le bâtiment CGR

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Hall du bâtiment CGR

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Hall du bâtiment CGR

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Hall du bâtiment CGR

Au milieu des grandes halles et des ateliers, le réfectoire occupe une place très différente, mais essentielle. Il rappelle que DMC n’était pas seulement un lieu de production, mais aussi un espace de vie collective. Construit en 1886 et protégé au titre des monuments historiques, il témoigne de l’attention portée à l’organisation quotidienne des ouvriers dans les grandes entreprises textiles du XIXe siècle. C’était aussi un espace où l’entreprise encadrait la vie de centaines, puis de milliers de travailleurs. Le réfectoire dit l’importance accordée au temps de pause, aux repas, à la sociabilité ouvrière, mais aussi au contrôle social. Dans les grandes manufactures, tout était pensé pour encadrer la présence des salariés : horaires, circulations, accès, espaces collectifs. Le réfectoire s’inscrit dans cette logique. Il est à la fois un lieu de repos et un outil d’organisation. Architecturalement, il se distingue des bâtiments de production par une certaine qualité de composition. Il n’a pas la brutalité d’une halle industrielle, mais il conserve la sobriété propre au site.

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Le refectoire

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Un peu plus loin, le bureau central raconte une autre facette du site, celle du pouvoir, de la direction, de la représentation. Construit à la fin du XIXe siècle, il n’a pas la brutalité fonctionnelle des ateliers. Il est plus travaillé, plus visible, presque plus élégant. On y lit la volonté de l’entreprise d’afficher sa stabilité, sa maîtrise et sa capacité d’organisation. Dans le monde industriel, l’architecture sert aussi à montrer qui commande, qui décide et qui contrôle. Le bureau central n’était pas seulement un édifice administratif. Il était un signal dans le paysage du site. Il marquait le centre décisionnel de DMC, là où se croisent la gestion, les ordres et la coordination des activités. Il rappelle que l’usine ne se réduit pas aux machines et aux ouvriers. Elle repose sur une architecture de pouvoir, faite de hiérarchie, de surveillance et de planification. Cette dimension symbolique est importante à Mulhouse, ville où l’industrie textile a longtemps été associée à de grandes familles d’entrepreneurs. Les bâtiments de direction incarnent cette culture patronale et cette volonté de donner à l’entreprise une image de sérieux et de pérennité. Le bureau central s’inscrit donc dans une logique de représentation presque urbaine. Il ne sert pas seulement à gérer l’usine, il dit aussi quelque chose de son statut.

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Le bâtiment 118 (bureau central)

Comme beaucoup de grandes manufactures textiles européennes, DMC a fini par subir les effets du basculement industriel mondial. Les mutations de la production, la concurrence internationale, les réorganisations du marché et la désindustrialisation ont progressivement fragilisé le modèle historique. À partir de la seconde moitié du XXe siècle, le site perdit de son importance productive. Certains bâtiments furent désertés, d’autres, partiellement utilisés, d’autres encore réaffectés. Les grandes halles perdirent leur fonction originelle. L’usine continua d’exister physiquement, mais son cœur productif se vida peu à peu. C’est un moment charnière, souvent douloureux dans l’histoire des sites industriels, car il met fin à un monde de travail, de gestes et de savoir-faire. Depuis les années 2000, le site DMC entra dans une nouvelle histoire. La Ville de Mulhouse et Mulhouse Alsace Agglomération ont engagé une transformation progressive du quartier à partir de 2007, avec l’objectif d’en faire un nouveau morceau de ville, ouvert, mixte et habité. Cette reconversion s’appuie sur la préservation du patrimoine bâti, mais aussi sur l’introduction de nouvelles fonctions économiques, culturelles et résidentielles. Le projet cherche à faire coexister mémoire industrielle et usages contemporains. Des initiatives comme Motoco (village d'artistes), le Climbing Mulhouse Center ou le Village des Activités ont redonné une présence humaine à des bâtiments longtemps inoccupés. Les bâtiments 33 et 48 ont trouvé une nouvelle vie dans le Village d’activités DMC. Leur intérêt est particulièrement fort, car ils montrent que la reconversion ne se limite pas aux grands gestes urbains ou aux bâtiments emblématiques. Elle passe aussi par des volumes industriels plus modestes, capables d’accueillir des activités nouvelles tout en conservant leur identité. Les bâtiments 62 et 63 concentrent une grande partie des attentes, en raison de leurs dimensions et de leurs valeurs symboliques. Le réfectoire, lui, rappelle qu’il faut préserver les traces les plus sensibles de l’histoire ouvrière.

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Le Climbing club

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Bâtiment réhabilité

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Bâtiment réhabilité

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Le bâtiment 47

Ce qui rend DMC si singulier, c’est qu’aucune période n’y a totalement effacé la précédente. Le site garde les traces de ses différentes strates historiques. Des bâtiments du premier XIXe siècle côtoient des ateliers de la seconde moitié du siècle, puis des constructions du début du XXe siècle. Cette superposition crée une lecture presque archéologique du lieu. On ne voit pas seulement une usine ; on voit l’usine se transformer. Le site est ainsi un véritable livre ouvert sur l’histoire du textile. Chaque bâtiment raconte un moment précis : le développement initial, la mécanisation, l’intensification, la modernisation, la spécialisation. Cette continuité historique est rare à une telle échelle. Elle fait de DMC un ensemble patrimonial de premier plan, non seulement pour Mulhouse, mais pour l’histoire industrielle française. Ce qui frappe, en fin de compte, c’est la capacité du site à conserver une présence forte malgré les transformations. Les façades sont toujours là. Les sheds dessinent encore le ciel. Les longs murs de brique rappellent la puissance des ateliers. Le réfectoire, le bureau central et les bâtiments 62 et 63 continuent d’imposer leur silhouette. Ils ne parlent plus la langue de la production textile, mais ils parlent encore celle de l’histoire.

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Bâtiment abandonné

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Bâtiment abandonné

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Le RDC de ce bâtiment abandonné

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Le RDC de ce bâtiment abandonné

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Le 1er étage de ce bâtiment abandonné

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Le 2e étage de ce bâtiment abandonné

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Le 3e étage de ce bâtiment abandonné

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Le 4e étage de ce bâtiment abandonné

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Le 4e étage de ce bâtiment abandonné

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Monte-charge dans ce bâtiment abandonné

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Les escaliers de ce bâtiment abandonné

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Les escaliers de ce bâtiment abandonné

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Cage d'escalier du bâtiment 62

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Ces photographies ont été réalisées en avril 2026.

 

Y ACCÉDER:

Le site DMC est accessible par la rue de Pfastatt ou la rue de Thann à Mulhouse.

 



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Cette page a été mise en ligne le 5 mai 2026

Cette page a été mise à jour le 5 mai 2026