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Catalogue des sites de lancement
des V1 dans le Pas-de-Calais

À partir de l'automne 1943, l'Organisation Todt entreprit la construction d'un vaste réseau de bases destinées au lancement du missile volant Fieseler Fi 103 (V1) contre le sud-est de l'Angleterre. Le Pas-de-Calais, situé à moins de 300 km de Londres, constitua le principal secteur d'implantation de ces installations. Les implantations étaient desservies par les deux Abteilungen du Flak-Regiment 155 (W), spécialement créées pour la campagne de lancement des V1. Au total, 125 implantations (Feuerstellungen et Versorgungsstellen) sont aujourd'hui connues dans le Pas-de-Calais. La liste ci-dessous n'est pas exhaustive.

Affringues – Bois du Fays

Type : Ski-site de première génération.

Implanté dans le bois du Fays, ce site occupait une légère pente orientée vers le nord-ouest. Les travaux débutèrent au début de l'année 1944 sous la direction de l'Organisation Todt. Les installations comprenaient une rampe de lancement, une plateforme d'orientation en béton, plusieurs bâtiments techniques semi-enterrés, des magasins destinés au stockage des éléments des V1 ainsi que des voies bétonnées reliant les différents secteurs. Repéré par la reconnaissance aérienne britannique dès le mois de mars 1944, il fut bombardé à plusieurs reprises au printemps. Les dégâts retardèrent considérablement son achèvement et il ne semble pas avoir été utilisé de manière opérationnelle. Aujourd'hui, plusieurs dalles de béton, des terrassements et quelques tronçons de chemins techniques subsistent dans le bois.

Alincthun

Type : Ski-site de première génération.

Implanté dans le secteur rural du Haut-Boulonnais, entre Boulogne-sur-Mer et Saint-Omer, le site d'Alincthun appartient à la première génération des installations destinées au lancement des V1. Les premières reconnaissances furent réalisées durant l'été 1943. Les travaux débutèrent probablement à l'automne 1943. Comme les autres sites de première génération, Alincthun comprenait les bâtiments caractéristiques du programme V1. Comme les autres bases du Pas-de-Calais, Alincthun fut rapidement détecté. À partir de l'hiver 1943-1944, les attaques aériennes se multiplièrent. Les Allemands tentèrent néanmoins de maintenir les travaux en utilisant des équipes de réparation immédiatement après les attaques. Au printemps 1944, le chantier fut interrompu avant l'achèvement complet. Après la Libération, les installations abandonnées furent progressivement démantelées.

Ambricourt – Derrière les Haies

Type : Ski-site.

Le site d'Ambricourt fut établi en lisière d'un important massif forestier afin de bénéficier d'un camouflage naturel. Il possédait une rampe classique de 48 m, une aire d'assemblage des V1, une plateforme Richtbau, plusieurs abris pour le personnel et différents dépôts dispersés sous les arbres. Les photographies aériennes alliées montrent que le chantier était déjà bien avancé au printemps 1944. Les bombardements de l'opération Crossbow provoquèrent cependant la destruction de plusieurs bâtiments avant la mise en service. Le site est aujourd'hui presque entièrement arasé, mais quelques fondations demeurent visibles.

Aubin-Saint-Vaast – Forêt d'Hesdin

Type : Ski-site.

Situé à proximité immédiate de la forêt d'Hesdin, ce site profitait d'un environnement très favorable au camouflage des installations. Les infrastructures comprenaient la rampe de lancement, plusieurs magasins, un bâtiment de préparation des missiles, des abris pour le personnel, un bassin d'eau et un réseau de voies en béton. Le chantier fut interrompu à plusieurs reprises par les bombardements alliés. Les photographies prises à l'été 1944 montrent plusieurs impacts de bombes au voisinage immédiat de la rampe. Il subsiste aujourd'hui quelques vestiges de béton disséminés dans les parcelles forestières.

Audincthun – Bois Quartier

Type : Ski-site.

Le site du Bois Quartier fut construit sur un plateau légèrement incliné permettant une bonne orientation de la rampe. L'ensemble comprenait les installations classiques : Richtbau, magasins techniques, dépôt des carburants auxiliaires, abris du personnel et rampe en béton. Bombardé à plusieurs reprises entre avril et juin 1944, il ne semble jamais avoir atteint un niveau opérationnel complet. Les vestiges consistent principalement en des plateformes bétonnées et quelques talus artificiels.

Auxi-le-Château – Bois d'Auxi

Type : Site simplifié.

Après l'abandon du concept des ski-sites, les Allemands entreprirent la réalisation d'une installation beaucoup plus discrète au Bois d'Auxi. Les bâtiments permanents furent limités à quelques abris légers et à une petite plateforme d'orientation. La rampe elle-même pouvait être rapidement montée puis démontée après chaque tir afin de limiter les risques de détection. Le chantier resta inachevé lors de l'arrivée des forces alliées. Quelques dalles subsistent en bordure forestière.

Auxi-le-Château – Ferme du Mont-Louis

Type : Site simplifié.

Cette seconde implantation d'Auxi devait compléter celle du Bois d'Auxi afin d'augmenter la cadence de lancement. Le site utilisait essentiellement les bâtiments agricoles existants comme couverture logistique. Une petite plateforme bétonnée servait à l'orientation des compas tandis que les éléments des V1 étaient stockés dans des hangars camouflés. Les travaux furent interrompus pendant l'été 1944. Aujourd'hui, aucun élément majeur n'est conservé en élévation.

Averdoingt

Type : Site simplifié.

Implanté dans une zone bocagère, le site d'Averdoingt était volontairement dispersé afin de limiter les effets des bombardements. Les installations étaient réduites à l'essentiel : plateforme Richtbau, emplacements de stockage et accès bétonnés. Les reconnaissances aériennes montrent un chantier peu avancé avant son abandon. Quelques traces de terrassements restent perceptibles dans les cultures.

Avroult – Ferme du Moulin

Type : Ski-site.

Le site de la Ferme du Moulin constitue l'un des ensembles les mieux documentés du secteur de Fauquembergues. Il comportait une rampe de lancement, une plateforme d'orientation, plusieurs magasins techniques, des abris semi-enterrés, des réserves d'eau et des voies bétonnées reliant les différents bâtiments. Le site fut lourdement bombardé en juin 1944. Les photographies aériennes montrent plusieurs bâtiments totalement détruits. Les vestiges demeurent relativement nombreux malgré les travaux agricoles.

Bachimont

Type : Site simplifié.

Édifié tardivement, ce site adopta une organisation très allégée. Les principaux équipements comprenaient quelques plateformes bétonnées et des emplacements destinés au montage des V1. Il ne semble pas avoir été utilisé avant la Libération. Les vestiges sont aujourd'hui extrêmement discrets.

Bailleul-lès-Pernes – Bois de Bailleul

Type : Ski-site.

Installé dans un vaste bois, ce site possédait toutes les caractéristiques des premiers modèles construits par l'Organisation Todt. Le chantier fut rapidement identifié par les services photographiques britanniques. Plusieurs vagues de bombardements détruisirent une partie importante des bâtiments techniques avant leur achèvement. On distingue encore plusieurs fondations, ainsi que des tronçons des anciennes voies bétonnées.

Bamières

Type : Site simplifié.

Implanté dans un secteur rural, Bamières correspond à un site de campagne très simplifié. Les installations se limitaient à une plateforme de guidage, quelques zones de stockage et des pistes d'accès. Le chantier fut abandonné avant toute utilisation.

Baudringhem

Type : Ski-site de première génération.

Le site de Baudringhem fut implanté sur un plateau agricole bordé de petits bois, à proximité d'axes routiers facilitant l'approvisionnement depuis les gares de Saint-Omer et de Lumbres. Son orientation permettait le tir des V1 en direction de Londres. L'installation comprenait une rampe de lancement de 48 m, une plateforme d'orientation (Richtbau), plusieurs magasins destinés au stockage des éléments du missile, des abris pour le personnel, des réserves d'eau et un réseau de voies bétonnées reliant les différentes installations. Repéré au début de 1944 par les reconnaissances photographiques alliées, le chantier fut bombardé à plusieurs reprises dans le cadre de l'opération Crossbow. Les destructions retardèrent considérablement son achèvement et il n'existe aucune preuve de son utilisation opérationnelle. Les vestiges sont aujourd'hui très arasés ; quelques dalles de béton et des remblais demeurent toutefois visibles.

Bayenghem-lès-Éperlecques

Type : Ski-site.

Situé dans un secteur fortement militarisé en raison de la proximité du complexe d'Éperlecques, ce site faisait partie d'un ensemble de bases de lancement destinées à saturer les défenses britanniques. Il comprenait une rampe standard, une plateforme d'orientation, plusieurs magasins semi-enterrés, des abris techniques et un réseau de circulation interne en béton. Les bombardements alliés, particulièrement intenses dans cette région à partir du printemps 1944, endommagèrent gravement les installations avant leur mise en service. Les vestiges se limitent aujourd'hui à quelques fondations noyées sous la végétation.

Bayenghem-lès-Seninghem

Type : Ski-site.

Construit en lisière d'un massif boisé, ce site bénéficiait d'un excellent camouflage naturel. L'ensemble suivait le plan classique des premiers sites V1 avec une rampe de lancement, un Richtbau, plusieurs bâtiments techniques, des abris pour le personnel et des voies bétonnées. L'aviation alliée découvrit rapidement les travaux grâce aux missions photographiques effectuées au-dessus du secteur de Saint-Omer. Le chantier fut plusieurs fois bombardé au cours du printemps et de l'été 1944. Les travaux furent finalement abandonnés. Quelques éléments de béton subsistent encore sous le couvert forestier.

Beaumetz-lès-Aires

Type : Site simplifié.

Après les importantes destructions infligées aux ski-sites, les Allemands décidèrent d'aménager une installation beaucoup plus discrète à Beaumetz-lès-Aires. Le site ne comportait qu'une plateforme d'orientation, plusieurs petites aires de stockage et des accès bétonnés. Les bâtiments permanents étaient volontairement réduits afin de limiter leur visibilité. Les travaux ne furent jamais totalement terminés avant la progression des armées alliées. Les vestiges sont aujourd'hui très difficiles à identifier.

Belle-et-Houllefort

Type : Ski-site.

Le site de lancement de Belle-et-Houllefort est implanté sur les hauteurs du Boulonnais, à proximité immédiate de l'axe reliant Boulogne-sur-Mer à Saint-Omer. Comme les autres ski-sites construits à l'automne 1943, il faisait partie du vaste programme élaboré par l'Organisation Todt afin de permettre un bombardement massif et continu de Londres. Les premières reconnaissances furent entreprises durant l'été 1943. À partir du mois de septembre 1943, plusieurs parcelles agricoles furent réquisitionnées. Les terrassements commencèrent dès l'automne 1943. Les premières photographies aériennes permirent aux analystes britanniques d'identifier Belle-et-Houllefort dès la fin de l'année 1943. Comme les autres ski-sites du Boulonnais, Belle-et-Houllefort ne sera jamais utilisé conformément au projet initial. À partir du printemps 1944, le commandement allemand décida d'abandonner progressivement ces complexes au profit des sites modifiés, beaucoup plus discrets. Le chantier cessa alors toute activité importante. Une partie des bâtiments servit encore temporairement de dépôt. Le reste fut abandonné avant l'arrivée des troupes alliées. Après la guerre, plusieurs constructions furent détruites. Ces vestiges, parfois très discrets sous la végétation, rappellent l'ampleur des travaux entrepris par l'Organisation Todt.

Bermicourt – Bois de Fleury

Type : Ski-site.

Le Bois de Fleury offrait un couvert forestier particulièrement favorable au camouflage des installations. Le site comprenait la totalité des infrastructures classiques : rampe, plateforme d'orientation, magasins techniques, abris, réservoirs d'eau et voies de circulation. Les photographies aériennes alliées montrent un chantier très avancé au printemps 1944. Les bombardements de l'opération Crossbow provoquèrent cependant des destructions importantes. Des plateformes en béton et plusieurs terrassements sont encore observables.

Blangermont

Type : Site simplifié.

Construit durant les derniers mois du programme V1, ce site se caractérisait par une grande dispersion des installations. Les ouvrages permanents étaient peu nombreux : une plateforme d'orientation, quelques aires de stockage et plusieurs emplacements destinés au montage des V1. Il semble n'avoir jamais été utilisé pour des tirs opérationnels. Aucun vestige important n'est aujourd'hui visible.

Blendecques – Bois de Longatte

Type : Ski-site.

Situé à proximité de Saint-Omer, le site du Bois de Longatte appartenait à l'un des secteurs les plus densément équipés du département. Les installations comprenaient une rampe de lancement de 48 m, une plateforme Richtbau, plusieurs magasins techniques, des abris pour le personnel, un bassin d'eau et un important réseau de voies bétonnées. Sa proximité avec le complexe d'Éperlecques entraîna de nombreux bombardements alliés. Plusieurs bâtiments furent détruits avant leur achèvement. Les vestiges sont encore relativement nombreux et comprennent plusieurs dalles, des tronçons de voies et divers terrassements.

Bois-en-Ardres

Type : Site simplifié.

Édifié dans un secteur boisé proche d'Ardres, ce site devait compléter les installations déjà présentes dans la région de Tournehem. Les infrastructures étaient limitées à quelques plateformes bétonnées, des accès routiers renforcés et plusieurs zones de stockage dissimulées sous les arbres. Le chantier fut interrompu durant l'été 1944. Quelques traces de béton demeurent visibles.

Bomy – Bois

Type : Ski-site.

Le premier site de Bomy occupait un vaste massif forestier offrant un excellent camouflage. Il possédait une rampe orientée vers Londres, une plateforme d'orientation, plusieurs magasins, des abris techniques et un réseau complet de voies bétonnées. Le site fut découvert relativement tôt par la RAF et bombardé à plusieurs reprises. Les vestiges comprennent plusieurs fondations ainsi que des remblais encore bien perceptibles.

Bomy – Ferme des Grands Bois

Type : Site simplifié.

Cette seconde implantation de Bomy correspond à une tentative allemande de remplacer le ski-site initial devenu trop vulnérable. Les bâtiments agricoles existants furent intégrés au dispositif logistique tandis que les installations permanentes furent réduites au minimum. Le chantier ne dépassa jamais un stade intermédiaire. Il ne subsiste aujourd'hui que quelques dalles de béton isolées.

Bomy – Rupigny

Type : Site simplifié.

Dernière implantation connue sur le territoire de Bomy, le site de Rupigny se distinguait par sa très grande discrétion. Les équipements comprenaient essentiellement une plateforme d'orientation, plusieurs aires de préparation des missiles et quelques emplacements de stockage. Les travaux cessèrent définitivement durant l'été 1944. Les vestiges sont extrêmement réduits.

Bonnières

Type : Ski-site.

Le premier site de Bonnières fut construit sur un terrain légèrement en pente permettant une implantation conforme au plan standard allemand. Les installations regroupaient la rampe, le Richtbau, plusieurs magasins techniques, des abris semi-enterrés et des voies bétonnées. Bombardé à plusieurs reprises avant son achèvement, il ne semble jamais avoir participé aux opérations de lancement. Quelques plateformes en béton subsistent dans les parcelles boisées.

Bonnières – Beauvoir

Type : Site simplifié.

Ce second site fut aménagé après les destructions subies par le ski-site principal. L'organisation reposait sur une forte dispersion des installations afin de réduire les risques liés aux bombardements. Le chantier demeura inachevé. Les vestiges sont aujourd'hui pratiquement effacés.

Bonnières – Village

Type : Ski-site simplifié.

Cette implantation correspond au premier projet de base de lancement établi sur le territoire communal. Le chantier suivait le plan type des ski-sites, mais fut rapidement interrompu par les bombardements alliés. Les vestiges comprennent plusieurs plateformes et remblais.

Bonningues-lès-Ardres – Forêt de Tournehem

Type : Ski-site.

Le site de la forêt de Tournehem appartenait au groupe des bases destinées à couvrir le secteur d'Ardres et de Guînes. Il possédait une rampe de lancement, une plateforme d'orientation, plusieurs bâtiments techniques, des réserves d'eau et un important réseau de circulation interne. Les reconnaissances aériennes britanniques révélèrent rapidement son existence. Les bombardements de 1944 détruisirent une partie importante des installations. Aujourd'hui, plusieurs fondations et terrassements sont encore observables sous le couvert forestier.

Boubers-sur-Canche

Type : Site simplifié.

Établi dans une région bocagère favorable au camouflage, ce site ne comportait que des installations réduites : plateforme d'orientation, zones de stockage et accès bétonnés. Il ne fut jamais achevé avant la retraite allemande. Quelques vestiges très arasés subsistent.

Bouvelinghem

Type : Ski-site.

Le site de Bouvelinghem s'inscrivait dans le dispositif de lancement couvrant le secteur de Lumbres. Les infrastructures correspondaient au modèle standard avec une rampe de 48 m, un Richtbau, des magasins, des abris et plusieurs voies bétonnées. Repéré très tôt par les Alliés, il fut bombardé à plusieurs reprises entre avril et juillet 1944. Les vestiges comprennent encore plusieurs dalles de béton et des traces de terrassements.

Bours – Bois de Lihue

Type : Ski-site simplifié.

Le site de Bours, implanté au Bois de Lihue, couvrait le secteur sud-ouest du département. Cette base appartenait à la première génération des ski-sites. Les travaux furent entrepris durant l'hiver 1943-1944 par l'Organisation Todt. Les installations comprenaient une rampe de lancement, une plateforme Richtbau, plusieurs magasins techniques, des abris pour le personnel et des voies bétonnées reliant les différents ouvrages. Repéré relativement tôt par les services photographiques britanniques, le chantier fut bombardé avant son achèvement. Les dégâts ralentirent considérablement les travaux et la mise en service n'eut probablement jamais lieu. Des vestiges de plateformes et plusieurs terrassements subsistent aujourd'hui dans le bois.

Brévillers

Type : Site simplifié.

Le site de Brévillers fut implanté sur un terrain légèrement vallonné offrant un bon camouflage grâce aux haies et aux petits massifs boisés. Il appartenait à la seconde vague de constructions entreprises après l'abandon progressif des grands ski-sites. Les installations étaient limitées à une plateforme d'orientation en béton, plusieurs aires de stockage dispersées et des voies de desserte permettant l'acheminement des V1 depuis les dépôts voisins. Les bâtiments permanents furent volontairement réduits afin de limiter leur visibilité aérienne. Les travaux furent interrompus durant l'été 1944 avant que le site ne puisse devenir opérationnel. Les vestiges se résument aujourd'hui à quelques fragments de béton et à des terrassements à peine perceptibles.

Buire-au-Bois – Bachimont

Type : Site simplifié.

Le hameau de Bachimont accueillait l'une des dernières implantations réalisées dans le secteur d'Hesdin. Il s'agissait d'un site extrêmement simplifié composé d'une plateforme de guidage, de quelques zones de stockage et de voies d'accès renforcées. Les travaux furent interrompus avant toute utilisation opérationnelle. Les vestiges sont aujourd'hui très difficiles à identifier.

Campagne-lès-Boulonnais

Type : Ski-site.

Le site de Campagne-lès-Boulonnais occupait une lisière boisée dominant légèrement les vallées voisines. Sa position permettait une orientation conforme aux exigences des tirs vers Londres. L'ensemble comportait une rampe de lancement, une plateforme Richtbau, plusieurs magasins techniques, des abris pour le personnel, un bassin d'eau et un réseau de voies bétonnées reliant les différentes installations. Repéré dès les premières campagnes photographiques alliées, il fut bombardé à plusieurs reprises au printemps 1944. Les dégâts furent suffisamment importants pour empêcher son achèvement complet. Plusieurs plateformes en béton sont encore visibles dans les bois.

Campagne-lès-Hesdin – Ferme de Brunehaut-Pré

Type : Ski-site.

Située à proximité de la ferme de Brunehaut-Pré, cette Feuerstellung faisait partie du groupe couvrant la vallée de la Canche. Le chantier suivait le modèle classique des premières bases V1 avec une rampe, un Richtbau, plusieurs magasins, des abris et des voies bétonnées. Les reconnaissances aériennes alliées identifièrent rapidement les travaux. Les bombardements du printemps 1944 retardèrent fortement leur progression. Les vestiges comprennent plusieurs dalles de béton et des terrassements.

Cauchie-d'Écques

Type : Ski-site.

Cette implantation était située au sud-ouest de Saint-Omer, dans un secteur où plusieurs bases V1 avaient été concentrées. Le site possédait tous les éléments caractéristiques d'un ski-site. À partir d'avril 1944, le chantier fut régulièrement bombardé. Les destructions empêchèrent son utilisation. Quelques vestiges sont encore observables en bordure de bois.

Chelers – Bois de l'Enfer

Type : Ski-site.

Le Bois de l'Enfer accueillait l'une des Feuerstellungen les plus méridionales du département. Cette base fut construite selon le plan standard des ski-sites. Le chantier fut abandonné après les bombardements alliés de l'été 1944. Les vestiges sont encore perceptibles sous le couvert forestier.

Clairmarais – Ferme du Schoubrouck

Type : Ski-site.

La proximité immédiate de la forêt de Clairmarais offrait un camouflage particulièrement efficace. Le site faisait partie du dispositif couvrant Saint-Omer et Éperlecques. Les bombardements alliés furent fréquents dans ce secteur en raison de la présence simultanée du blockhaus d'Éperlecques, de la Coupole d'Helfaut et de plusieurs Feuerstellungen. Quelques fondations sont encore conservées.

Clenleu – Bois de Remipré

Type : Ski-site.

Cette implantation appartenait au groupe de lancement du secteur d'Hesdin. Le chantier comprenait une rampe de lancement, un Richtbau, plusieurs magasins et un réseau de circulation bétonné. Repéré par les photographies aériennes alliées, il fut bombardé avant son achèvement. Les vestiges sont aujourd'hui relativement modestes.

Cocove (Recques-sur-Hem – Bois de Cocove)

Type : Ski-site.

Le Bois de Cocove accueillait une importante Feuerstellung couvrant le secteur de Guînes et de la vallée de la Hem. Les installations étaient conformes au plan type. Le chantier subit plusieurs bombardements avant d'être abandonné. Les plateformes de béton sont encore visibles par endroits.

Conteville-en-Ternois

Type : Site simplifié.

Cette base appartient à la dernière génération des sites V1. Elle comprenait uniquement une plateforme d'orientation, des aires de préparation et quelques zones de stockage camouflées. Le chantier resta inachevé lors de la Libération. Les vestiges sont très peu importants.

Coupelle-Neuve

Type : Site simplifié.

Construit au cours du printemps 1944, ce site remplaçait un projet plus ambitieux abandonné après les bombardements alliés. Les installations comprenaient une plateforme d'orientation, quelques emplacements de stockage et des accès bétonnés dissimulés sous le couvert végétal. Aucun lancement n'y est attesté. Les vestiges sont aujourd'hui très limités.

Coupelle-Vieille

Type : Ski-site.

Le site de Coupelle-Vieille appartenait au groupe des bases implantées dans le secteur de Fruges. Il possédait tous les éléments caractéristiques des premiers sites de lancement : rampe de 48 m, Richtbau, bâtiments de stockage, abris semi-enterrés, réserves d'eau et voies internes en béton. Les bombardements de l'opération Crossbow provoquèrent d'importants dégâts avant la fin des travaux. Quelques fondations et plusieurs tronçons de chaussées bétonnées demeurent encore visibles.

Coyecques

Type : Site simplifié.

Le site de lancement V1 de Coyecques appartient au réseau des installations opérationnelles mises en place par l’armée allemande dans le Pas-de-Calais durant l’été 1944. Implanté dans le Haut-Pays d’Artois, entre Saint-Omer et Fruges, il s’inscrivit dans cette nouvelle génération de bases conçues après l’abandon des grands ski-sites. Son histoire est caractéristique de la transformation du programme allemand des armes de représailles. Alors que les premiers projets reposaient sur de puissants complexes permanents en béton, les contraintes imposées par les bombardements alliés obligent les Allemands à adopter une stratégie beaucoup plus souple : multiplier les petites installations, les camoufler dans le paysage et privilégier la rapidité de mise en œuvre. Coyecques constitue ainsi un exemple représentatif des sites modifiés (Modified Sites) qui permirent aux Allemands de maintenir leurs tirs de V1 contre Londres après le débarquement allié. À Coyecques, comme sur les autres sites de cette génération, les travaux restèrent relativement limités. Il ne s’agissait plus de construire une véritable base industrielle, mais simplement une installation permettant le lancement. Les tirs furent effectués principalement durant l’été 1944. À partir de la fin août 1944, la situation allemande devint critique. Les armées alliées progressèrent rapidement vers le nord. Les derniers tirs cessèrent avant l’arrivée des forces alliées. Comme la majorité des sites modifiés, Coyecques ne conserve aujourd'hui que des traces très fragmentaires.

Crépy

Type : Site simplifié.

Édifié dans une zone agricole peu urbanisée, le site de Crépy présentait une organisation particulièrement dispersée. Les équipements permanents étaient réduits à une plateforme d'orientation, plusieurs petites aires techniques et des zones de stockage camouflées. Le chantier fut abandonné avant sa mise en service. Les vestiges sont aujourd'hui très difficiles à identifier.

Créquy

Type : Site simplifié.

Située dans le secteur sud-ouest du Pas-de-Calais, la commune de Créquy était intégrée au réseau de bases couvrant l'Artois occidental et la vallée de la Canche. L'organisation générale comprenait une aire de lancement, des zones techniques, des emplacements de stockage et des chemins renforcés. Le site fut affecté par les bombardements alliés de 1944 et par les difficultés logistiques rencontrées par les Allemands durant l'été. Comme pour beaucoup de sites simplifiés, les traces visibles sont aujourd'hui difficiles à identifier.

Croisette

Type : Site simplifié.

Croisette se trouvait dans la partie méridionale du dispositif V1 du Pas-de-Calais. Le secteur avait été choisi pour multiplier les possibilités de tir et compliquer les opérations de reconnaissance alliées. Les installations répondaient au modèle tardif avec la dispersion des bâtiments, le camouflage naturel, la limitation du béton et l'utilisation maximale des infrastructures existantes. Les bombardements alliés et l'évolution rapide de la situation militaire à partir d'août 1944 empêchèrent une exploitation durable du site. Les vestiges actuels sont essentiellement constitués de traces au sol.

Delettes

Type : Ski-site.

Le site de Delettes était situé à proximité immédiate des principaux axes reliant Saint-Omer à Fauquembergues. L'installation comprenait une rampe de lancement, une plateforme Richtbau, plusieurs magasins techniques, des abris pour le personnel, un bassin d'eau et un réseau de circulation bétonné. Les photographies aériennes montrent un chantier très avancé au printemps 1944. Les bombardements alliés détruisirent plusieurs bâtiments avant leur mise en service. Aujourd'hui, les vestiges comprennent plusieurs dalles de béton, des fossés de drainage et quelques remblais.

Dennebrœucq

Type : Ski-site.

Dennebrœucq constituait l'un des principaux secteurs de concentration des bases V1 dans la vallée de l'Aa. Le site présentait une organisation conforme au plan standard allemand avec une rampe de lancement, un Richtbau, plusieurs magasins techniques, des abris semi-enterrés et un important réseau de circulation. Les bombardements alliés furent particulièrement intenses dans ce secteur au cours des mois de mai et juin 1944. Il subsiste encore plusieurs plateformes de béton et des traces des anciennes voies de desserte.

Drionville

Type : Site simplifié.

Le site de Drionville appartient au réseau des installations secondaires aménagées dans le sud-ouest du Pas-de-Calais. Les Allemands recherchèrent dans cette région des emplacements permettant de compléter les bases principales. L'objectif était de disposer d'un nombre suffisant de positions de tir afin de maintenir une pression constante sur l'Angleterre malgré les bombardements alliés. Les installations répondaient au modèle tardif avec la dispersion des bâtiments, le camouflage naturel, la limitation du béton et l'utilisation maximale des infrastructures existantes. Le site ne semble pas avoir connu une période d'activité significative. La progression alliée dans le Pas-de-Calais à partir de septembre 1944 interrompit définitivement le programme local. Les traces restantes sont aujourd'hui très limitées et nécessitent généralement une étude documentaire ou une analyse du terrain pour être identifiées.

Éclimeux

Type : Site simplifié.

Le site d'Éclimeux fut construit à proximité d'un petit massif forestier offrant un camouflage naturel. Les infrastructures permanentes se limitaient à une plateforme d'orientation et à plusieurs aires de stockage. Les travaux furent interrompus avant leur terme à la suite de la progression des forces alliées. Les vestiges sont aujourd'hui quasiment invisibles.

Écques

Type : Site simplifié.

Écques occupait une position stratégique au nord du plateau de l'Artois, à proximité de plusieurs autres installations liées au programme V1. La présence de nombreux bois et de terrains légèrement vallonnés facilitait l'implantation de sites camouflés. Le site fut intégré au système défensif allemand contre les bombardements alliés. Sa construction fut surveillée par les reconnaissances aériennes britanniques, qui identifiaient progressivement le réseau de bases du Pas-de-Calais. Les destructions causées par les raids aériens et la rapidité de l'avance alliée empêchèrent une exploitation durable. Les vestiges actuels sont peu nombreux.

Embry

Type : Site simplifié.

La commune d'Embry, située entre la Canche et le Haut-Pays, fut choisie pour son environnement rural favorable au camouflage. Le site appartenait au dispositif dispersé mis en place au printemps et à l'été 1944. L'ensemble de la chaîne logistique fut fortement perturbé par les bombardements et l'offensive alliée. Les vestiges visibles sont aujourd'hui très réduits.

Enguinegatte

Type : Ski-site.

Enguinegatte appartenait au groupe d'installations établies autour de la vallée de l'Aa et du secteur de Saint-Omer. Cette région était particulièrement importante pour les Allemands en raison de sa proximité relative avec les côtes du Pas-de-Calais et de sa position favorable pour atteindre Londres. Le site comprenait une organisation classique avec la zone de tir, la plateforme d'orientation, les installations techniques et les espaces de stockage. La construction fut réalisée sous la responsabilité de l'Organisation Todt. Comme les autres sites voisins, Enguinegatte fut soumis aux attaques alliées destinées à empêcher l'emploi massif des armes de représailles allemandes. Aucune campagne de lancement importante n'y est connue.

Éperlecques

Type : Ensemble de plusieurs sites de lancement.

Le territoire d'Éperlecques accueillait plusieurs bases de lancement réparties autour du célèbre blockhaus destiné au stockage et à la préparation des V2. Bien que distincts du blockhaus principal, ces sites formaient un ensemble logistique particulièrement important. Les différentes installations comprenaient des rampes de lancement, des plateformes Richtbau, des magasins techniques, des abris pour le personnel, des réserves d'eau et un vaste réseau de voies bétonnées. En raison de leur proximité avec le blockhaus d'Éperlecques, ces sites subirent des bombardements extrêmement violents dès l'été 1943, puis tout au long de l'année 1944. Plusieurs installations furent entièrement détruites avant leur mise en service. Aujourd'hui, quelques vestiges subsistent dans les bois environnants, mais beaucoup ont disparu sous les aménagements modernes ou les travaux agricoles.

Esquerdes

Type : Site simplifié.

Située à proximité immédiate de Saint-Omer et de la vallée de l'Aa, Esquerdes occupait une position intéressante dans le réseau allemand. Le site faisait partie des nombreuses implantations destinées à saturer le dispositif allié de reconnaissance et à maintenir une capacité de tir malgré les destructions. L'organisation comprenait une zone de lancement, des installations techniques, des espaces de préparation et des voies d'accès. Les bombardements alliés et la Libération rapide du secteur empêchèrent une utilisation prolongée. Les vestiges sont aujourd'hui fragmentaires.

Ergny

Type : Site simplifié.

Le site d'Ergny fut établi dans un paysage bocager favorable à la dissimulation des installations. Il comportait une plateforme d'orientation, plusieurs zones de stockage dispersées et quelques accès renforcés en béton. Le chantier fut abandonné avant d'être opérationnel. Les vestiges sont très réduits.

Erny-Saint-Julien

Type : Ski-site.

Implanté dans un secteur boisé au sud de Saint-Omer, ce site suivait le plan standard des premières bases V1. Il possédait une rampe de lancement, une plateforme Richtbau, plusieurs bâtiments techniques, des abris, un bassin d'eau et un réseau de circulation interne. Bombardé à plusieurs reprises par la RAF puis par l'USAAF, il subit des destructions importantes avant son achèvement. Quelques fondations et terrassements demeurent encore visibles.

Estrée-Blanche

Type : Ski-site.

Le site d'Estrée-Blanche occupait une position favorable entre Lillers et Fauquembergues. Les installations comprenaient la rampe de lancement, les magasins techniques, les abris du personnel, une plateforme d'orientation et plusieurs voies bétonnées. Les bombardements alliés de juin 1944 provoquèrent l'abandon définitif du chantier. Des vestiges de béton sont encore observables dans les parcelles boisées.

Fauquembergues

Type : Site simplifié.

Fauquembergues constituait l'un des centres logistiques du dispositif V1 dans la vallée de l'Aa. Le site de lancement proprement dit comprenait une plateforme d'orientation, plusieurs zones de préparation des missiles et des accès bétonnés reliant les installations aux axes routiers. Il ne semble pas avoir été utilisé avant l'avance alliée. Les vestiges sont aujourd'hui très fragmentaires.

Febvin-Palfart

Type : Ski-site.

Le site de Febvin-Palfart appartenait au groupe des bases implantées sur les plateaux de l'Artois. L'ensemble regroupait une rampe de lancement de 48 m, un Richtbau, plusieurs magasins, des abris semi-enterrés, des réserves d'eau et des voies bétonnées. Les reconnaissances aériennes alliées suivirent régulièrement l'évolution du chantier jusqu'aux bombardements du printemps 1944. Plusieurs fondations sont encore visibles.

Fiefs

Type : Site simplifié.

Établi dans un secteur rural peu densément peuplé, le site de Fiefs présentait une organisation très légère. Les infrastructures étaient limitées à une plateforme d'orientation, quelques emplacements techniques et des aires de stockage. Les travaux cessèrent durant l'été 1944. Les vestiges sont aujourd'hui presque entièrement effacés.

Fléchin

Type : Ski-site.

Le site de Fléchin faisait partie des principaux ensembles de lancements du secteur de Lumbres. Il comprenait une rampe, une plateforme Richtbau, plusieurs magasins techniques, des abris, un bassin d'eau et un important réseau de voies bétonnées. Bombardé à plusieurs reprises dans le cadre de l'opération Crossbow, il ne fut jamais pleinement opérationnel. Des vestiges de béton, des remblais et plusieurs anciennes voies techniques sont encore visibles.

Fontaine-lès-Hermans

Type : Site simplifié.

Cette implantation appartenait au réseau établi dans le sud du Pas-de-Calais. Les sites de cette période se caractérisaient par leur simplicité avec une limitation des constructions lourdes, une dispersion des équipements et une utilisation du paysage existant. Le fonctionnement reposait sur des infrastructures mobiles et sur une logistique assurée par les dépôts et les unités spécialisées. Le site ne semble pas avoir connu une activité importante. Les traces restantes sont essentiellement des anomalies du terrain et quelques éléments bétonnés.

Fresnoy

Type : Ski-site.

Le site de Fresnoy est l'un des mieux documentés du Pas-de-Calais grâce aux photographies aériennes alliées, aux vestiges conservés et aux études de l'Inventaire du patrimoine des Hauts-de-France. Implanté en lisière de bois, il répondait au plan type des premiers ski-sites. Les installations comprenaient une rampe de lancement de 48 m, une plateforme d'orientation (Richtbau), plusieurs magasins techniques, des abris pour le personnel, un bassin de réserve d'eau et un réseau de voies bétonnées reliant les différents bâtiments. Découvert par les reconnaissances britanniques au début de 1944, le chantier fut la cible de plusieurs bombardements dans le cadre de l'opération Crossbow. Les dégâts causés aux bâtiments techniques empêchèrent probablement son entrée en service. Le site conserve aujourd'hui plusieurs vestiges significatifs : plateformes en béton, éléments des voies de circulation et terrassements, qui en font l'un des ensembles les plus lisibles du département.

Fruges

Type : Site simplifié.

La région de Fruges constituait un important carrefour logistique pour le réseau des sites V1. Le site de lancement lui-même fut aménagé selon les principes adoptés au printemps 1944 après l'abandon progressif des grands ski-sites. Les installations étaient volontairement dispersées et limitées à une plateforme d'orientation, plusieurs aires de stockage et des accès bétonnés permettant le déplacement rapide des matériels. Le chantier ne semble jamais avoir atteint un stade pleinement opérationnel avant la retraite allemande. Les vestiges sont aujourd'hui très discrets.

Fressin

Type : Site simplifié.

La commune de Fressin appartenait au dispositif implanté dans la vallée de la Canche. L'environnement rural et boisé permettait aux Allemands de dissimuler les installations tout en conservant des possibilités de déplacement. Le site comprenait une zone de lancement, des installations techniques, des espaces de préparation et des voies de circulation. Les travaux furent réalisés dans le contexte de l'accélération du programme V1 en 1944. Comme ailleurs dans le département, les bombardements alliés limitèrent fortement son activité. Les vestiges sont aujourd'hui très fragmentaires.

Guarbecque

Type : Site simplifié.

Le site de Guarbecque occupait une zone rurale bénéficiant d'un bon camouflage naturel. Les ouvrages permanents étaient peu nombreux : une plateforme Richtbau, quelques emplacements destinés au stockage des composants des V1 et plusieurs chemins renforcés. Les travaux furent interrompus durant l'été 1944 sans que le site ne participe aux opérations de lancement. Il ne subsiste aujourd'hui que quelques fragments de béton.

Guémy

Type : Site simplifié.

La commune de Guémy, située dans le secteur de la vallée de la Hem, fut intégrée au réseau allemand de positions V1 du Pas-de-Calais. Le site correspondait à une implantation de lancement destinée à recevoir et préparer les missiles avant leur tir. L’organisation générale comprenait une aire de lancement, une zone d’orientation, des espaces techniques et des accès permettant le déplacement des matériels. Comme beaucoup de sites du secteur, il fut affecté par les bombardements alliés de 1944. Les vestiges actuels sont principalement des traces archéologiques.

Halinghen

Type : Site simplifié.

Halinghen appartenait au groupe d’implantations situées dans le Boulonnais oriental. La position était intéressante pour les Allemands, car elle permettait de compléter le réseau établi entre Boulogne-sur-Mer, Desvres et le Haut-Pays. Les sites de cette zone furent généralement construits après l’évolution de la doctrine allemande de 1944, avec des installations moins visibles que les premiers modèles. Les équipements comprenaient la plateforme de lancement, la zone de préparation, les emplacements techniques et les voies d’accès. Le site n’eut qu’une activité limitée en raison des bombardements alliés, du manque de temps et de l’avance des forces alliées.

Hallines

Type : Ski-site.

Le site de Hallines appartenait au vaste dispositif défensif développé autour de Saint-Omer. Il comprenait une rampe de lancement, une plateforme d'orientation, des magasins techniques, plusieurs abris semi-enterrés et un réseau de voies bétonnées assurant la circulation entre les différents secteurs. Les reconnaissances photographiques alliées suivirent l'évolution du chantier jusqu'à son bombardement au printemps 1944. Les vestiges comprennent plusieurs fondations et quelques portions des anciennes voies de desserte.

Heuchin

Type : Ski-site.

Implanté sur les plateaux de l'Artois, le site de Heuchin utilisait les bois environnants pour masquer les installations. Le chantier suivait le plan standard adopté par l'Organisation Todt : rampe de lancement, Richtbau, bâtiments techniques, magasins, réservoir d'eau et voies bétonnées. Bombardé à plusieurs reprises avant son achèvement, il ne semble pas avoir été utilisé de manière opérationnelle. Plusieurs plateformes bétonnées sont encore visibles.

Hucqueliers

Type : Ski-site.

Le site de Hucqueliers couvrait le secteur occidental du dispositif V1. Les installations comprenaient une rampe de lancement de 48 m, une plateforme d'orientation, des magasins de stockage, plusieurs abris et un réseau complet de circulation interne. Les photographies aériennes montrent un chantier avancé au printemps 1944. Les bombardements alliés causèrent des destructions importantes qui entraînèrent son abandon. Quelques vestiges de béton subsistent dans les bois.

Laires

Type : Site simplifié.

Le site de Laires fut aménagé tardivement afin de remplacer plusieurs installations devenues inutilisables. Les infrastructures permanentes étaient limitées à une plateforme d'orientation, quelques aires de stockage et des voies bétonnées. Le chantier fut abandonné avant la fin de l'été 1944. Les vestiges sont peu nombreux.

Ledinghem

Type : Ski-site.

Situé à proximité des grands axes reliant Fruges à Fauquembergues, le site de Ledinghem occupait une position stratégique. Il comportait une rampe de lancement, une plateforme Richtbau, plusieurs bâtiments techniques, des abris pour le personnel et un réseau de voies bétonnées. Les reconnaissances aériennes alliées révélèrent rapidement l'existence des travaux. Les bombardements destinés à neutraliser les armes de représailles touchèrent plusieurs implantations du secteur. Quelques plateformes en béton demeurent visibles.

Longfossé

Type : installation associée au complexe V1 de Desvres

Longfossé doit être distingué des simples Feuerstellungen. La commune était liée au complexe stratégique établi autour de Desvres et Lottinghen, dont la fonction principale était logistique. Ce secteur devait permettre une meilleure protection des opérations sensibles du programme V1 avec la réception des missiles, leur stockage, leur préparation et l'organisation des convois vers les sites de lancement. Les installations lourdes furent implantées dans une zone relativement éloignée du littoral et bénéficiant d’un camouflage naturel important. Le complexe fut cependant découvert par les Alliés et bombardé avant d’atteindre sa pleine capacité.

Lottinghen

Type : Wasserwerk V1

Le site de Lottinghen est l'un des ouvrages les plus remarquables du programme V1 dans le Pas-de-Calais. Contrairement aux simples bases de lancement, il s'agit d'un blockhaus lourd de production et de préparation, conçu pour assurer une partie de la chaîne logistique des missiles. Les Wasserwerke avaient pour fonction la réception des V1, le stockage sécurisé, la préparation technique et la protection contre les bombardements. Le complexe de Lottinghen, associé au secteur de Desvres et Longfossé, comprenait une grande structure bétonnée semi-enterrée avec des salles techniques, des zones de stockage et des circulations internes protégées. Sa construction fut réalisée par l'Organisation Todt. Comme les autres grands ouvrages V allemands du Pas-de-Calais, il fut repéré par les Alliés et bombardé avant son achèvement complet. Aujourd'hui, il constitue un vestige exceptionnel de la logistique V1.

Lugy

Type : Site simplifié.

Le site de Lugy se caractérisait par une organisation très dispersée destinée à limiter sa détection aérienne. Les installations comprenaient une plateforme d'orientation, plusieurs zones de préparation des V1 et des accès renforcés. Le chantier fut abandonné avant son achèvement. Les vestiges sont aujourd'hui très effacés.

Maisoncelle

Type : Ski-site.

La commune de Maisoncelle appartenait au réseau de positions installées dans l’Artois méridional. Ce secteur présentait un intérêt militaire pour les Allemands avec un éloignement relatif des grandes agglomérations, un paysage rural favorable au camouflage et une présence de voies secondaires permettant le transport des V1. Le site était organisé autour d’une zone de tir accompagnée des installations indispensables à la préparation du V1, son orientation, son stockage temporaire et à la circulation des équipes techniques. Comme beaucoup d’implantations réalisées en 1944, le site fut affecté par les bombardements alliés et par le manque de temps disponible. Les vestiges actuels sont limités.

Matringhem

Type : Ski-site.

Le site de Matringhem faisait partie du groupe de bases implantées dans le secteur sud-ouest du Pas-de-Calais. Les infrastructures comprenaient la rampe de lancement, la plateforme Richtbau, plusieurs magasins, des abris semi-enterrés, des réserves d'eau et un réseau de voies bétonnées. Les bombardements alliés retardèrent les travaux et empêchèrent probablement toute utilisation opérationnelle. Les vestiges comprennent plusieurs plateformes et des remblais bien conservés.

Merck-Saint-Liévin

Type : Ski-site.

Le site de Merck-Saint-Liévin était installé dans un secteur boisé offrant un excellent camouflage. Comme les autres ski-sites, il possédait une rampe de lancement de 48 m, une plateforme d'orientation, plusieurs bâtiments techniques, des magasins et des voies bétonnées. Le chantier fut identifié très tôt par les services de renseignement britanniques et bombardé à plusieurs reprises. Plusieurs fondations en béton subsistent encore aujourd'hui.

Mencas

Type : Site simplifié.

Le site de Mencas fut aménagé dans les derniers mois du programme V1. Les installations étaient limitées à une plateforme Richtbau, quelques zones de stockage et des accès bétonnés. Il ne fut jamais achevé. Les vestiges sont aujourd'hui extrêmement discrets.

Nielles-lès-Bléquin

Type : Ski-site.

Le site de Nielles-lès-Bléquin appartenait au groupe des bases établies dans la vallée du Bléquin. Il regroupait une rampe de lancement, une plateforme d'orientation, plusieurs bâtiments techniques, des abris et des voies bétonnées. Les bombardements alliés causèrent des dommages importants avant la mise en service du site. Les plateformes de béton et plusieurs terrassements restent visibles.

Ouve-Wirquin

Type : Site simplifié.

Implanté dans un environnement forestier, ce site adoptait la configuration simplifiée des dernières bases V1. Les installations comprenaient une plateforme d'orientation et plusieurs emplacements destinés au stockage des missiles. Le chantier fut abandonné durant l'été 1944. Les vestiges sont peu importants.

Pihem

Type : Ski-site.

Le site de Pihem se situait dans le secteur stratégique de Saint-Omer. Les infrastructures correspondaient au plan standard : rampe de lancement, Richtbau, bâtiments techniques, magasins, bassin d'eau et voies bétonnées. Les bombardements alliés de mai et juin 1944 détruisirent plusieurs bâtiments avant leur achèvement. Les vestiges comprennent encore plusieurs dalles de béton et des tronçons de chaussées techniques.

Preures

Type : Site simplifié.

Le site de Preures fut construit dans une région bocagère favorable au camouflage. Il comportait une plateforme d'orientation, plusieurs aires de stockage et quelques voies bétonnées. Les travaux furent interrompus avant la Libération. Quelques vestiges très arasés sont encore observables.

Quesques

Type : Ski-site.

Implanté sur les plateaux du Haut-Boulonnais, à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Boulogne-sur-Mer, le site de Quesques fait partie de la première génération des ski-sites construits par l'Organisation Todt à partir de l'automne 1943. Les premières études topographiques furent réalisées durant l'été 1943. Les premiers engins de terrassement arrivèrent au début de l'automne 1943. Le camouflage fit l'objet d'une attention particulière. Les arbres furent conservés autant que possible et les bâtiments furent recouverts de filets. Certaines voies de circulation empruntèrent les lisières forestières afin de demeurer invisibles depuis les avions de reconnaissance. Malgré ces précautions, les photographies aériennes prises par la RAF révélèrent rapidement la présence du chantier. Les renseignements fournis par les réseaux de Résistance du Boulonnais confirmèrent rapidement les observations aériennes. Les premières attaques furent menées à partir de la fin de l'année 1943. Les dégâts restèrent initialement limités. À plusieurs reprises, les terrassements furent entièrement repris après les bombardements. Malgré les efforts des équipes allemandes, le chantier ne retrouva jamais le rythme prévu initialement. Au printemps 1944, la Luftwaffe constata que les grands ski-sites étaient devenus des cibles beaucoup trop faciles. Le commandement décida alors de modifier complètement son organisation. Les nouvelles bases furent plus petites. Les bâtiments en béton disparurent presque totalement. Les installations furent dispersées dans les bois. Les rampes furent beaucoup plus faciles à reconstruire après un bombardement. Dans ce contexte, Quesques perdit progressivement son intérêt opérationnel. Les travaux furent interrompus avant leur achèvement complet. Lorsque les troupes alliées arrivèrent dans le secteur au début du mois de septembre 1944, le site était déjà largement abandonné. Aujourd'hui encore, plusieurs éléments permettent d'identifier l'ancien ski-site. Sur le terrain subsistent localement des fondations en béton, des fossés de drainage, plusieurs massifs de fondations et des fragments de chaussées. Ces vestiges sont parfois difficilement perceptibles en raison de la végétation ou des remaniements agricoles, mais ils constituent un témoignage précieux de l'ampleur du programme allemand.

Reclinghem

Type : Ski-site.

Situé au cœur de la vallée de l'Aa, le site de Reclinghem occupait une position favorable entre Fauquembergues et Saint-Omer. Le relief légèrement incliné et les nombreux bois permettaient un excellent camouflage des installations. L'ensemble suivait le plan type des premiers ski-sites : une rampe de lancement de 48 m, une plateforme d'orientation (Richtbau), plusieurs magasins techniques, des abris semi-enterrés pour le personnel, des réserves d'eau et un réseau de voies bétonnées. Le chantier fut identifié très tôt par les reconnaissances aériennes alliées et subit plusieurs bombardements entre avril et juillet 1944. Les dommages empêchèrent vraisemblablement toute utilisation opérationnelle. Les vestiges comprennent encore plusieurs dalles de béton, des remblais et des tronçons de voies techniques.

Réty

Type : Ski-site.

Situé dans le nord-ouest du Pas-de-Calais, à proximité immédiate du massif des Caps et de la région de Marquise, le site de lancement de Réty constitue l'un des éléments du vaste dispositif allemand destiné au lancement des bombes volantes V1 contre l'Angleterre. Comme les autres bases construites dans le Boulonnais, Réty appartint à la génération des installations préparatoires édifiées en 1943. Comme pour les autres sites V1, les premières études furent menées durant l'année 1943. Les travaux commencèrent au cours de l'automne 1943. Réty devint rapidement un objectif prioritaire pour les Anglais. Au printemps 1944, les grands ski-sites furent progressivement abandonnés. Réty subit le même destin que les autres complexes du Boulonnais. Le projet initial fut abandonné avant son entrée en service. Après la guerre, les installations militaires furent progressivement démantelées.

Renty

Type : Ski-site.

Le site de Renty faisait partie des principales implantations du secteur de Lumbres. Son implantation à proximité des voies de communication facilitait l'acheminement des V1 depuis les dépôts ferroviaires. Les installations regroupaient une rampe de lancement, une plateforme Richtbau, des magasins de stockage, des abris techniques, un bassin d'eau et plusieurs voies bétonnées. Les bombardements alliés de l'opération Crossbow touchèrent durement le chantier dès le printemps 1944. Plusieurs bâtiments furent entièrement détruits avant leur achèvement. Quelques plateformes en béton et divers terrassements restent encore visibles.

Rumilly

Type : Site simplifié.

Le site de Rumilly fut aménagé au cours du printemps 1944 selon le nouveau modèle simplifié adopté par l'Organisation Todt. Les ouvrages permanents étaient limités à une plateforme d'orientation, quelques zones de stockage et des voies de desserte renforcées. Le chantier fut abandonné à l'approche des forces alliées. Les vestiges sont aujourd'hui très discrets.

Sains-lès-Pernes

Type : Ski-site.

Le site de Sains-lès-Pernes était implanté sur un plateau agricole offrant une orientation favorable aux tirs vers l'Angleterre. L'installation comprenait la rampe de lancement, un Richtbau, plusieurs magasins, des abris semi-enterrés, un bassin de réserve d'eau et un réseau de circulation en béton. Repéré très tôt par les services photographiques britanniques, il fut bombardé à plusieurs reprises durant les mois de mai et juin 1944. Les vestiges comprennent plusieurs fondations et quelques tronçons des anciennes voies bétonnées.

Seninghem

Type : Ski-site.

Le secteur de Seninghem constituait l'un des principaux centres de concentration des bases V1 dans le nord-ouest du département. Le site comportait une rampe de lancement de 48 m, une plateforme Richtbau, plusieurs bâtiments techniques, des magasins, des abris et un réseau de voies bétonnées. Les bombardements alliés furent particulièrement intenses dans cette région en raison de la proximité des autres installations allemandes. Aujourd'hui, plusieurs éléments de béton sont encore visibles dans les bois.

Senlis

Type : Site simplifié.

Le site de Senlis fut construit selon une organisation très dispersée afin de limiter les effets des attaques aériennes. Les installations permanentes se limitaient à une plateforme d'orientation, quelques aires de stockage et plusieurs accès bétonnés. Le chantier fut interrompu avant d'être achevé. Les vestiges sont extrêmement réduits.

Siracourt

Type : Wasserwerk V1 (blockhaus lourd de stockage et de préparation)

Siracourt constitue l'un des sites V1 les plus exceptionnels du Pas-de-Calais. Il ne s'agit pas d'une simple base de lancement, mais d'un ouvrage logistique lourd, conçu pour assurer la préparation et la protection des missiles avant leur acheminement vers les Feuerstellungen. Les Wasserwerke représentaient une évolution du programme V1 : face aux bombardements alliés, les Allemands cherchèrent à protéger les opérations sensibles dans des structures bétonnées capables de résister aux attaques aériennes. Le complexe de Siracourt comprenait une vaste construction enterrée avec des salles techniques, des espaces de stockage, des zones de préparation et des circulations internes protégées. L'ouvrage devait permettre de recevoir des V1, de les préparer techniquement puis de les distribuer vers les sites de tir voisins. Sa construction fut menée par l'Organisation Todt avec d'importants moyens humains et matériels. Le site fut découvert par les Alliés et bombardé avant d'atteindre son plein fonctionnement. Aujourd’hui, le blockhaus demeure un témoignage exceptionnel de la logistique allemande des armes V. Il est inscrit au titre des monuments historiques comme base de lancement V1 dite Wasserwerk n°1 Saint-Pol.

Thiembronne

Type : Ski-site.

Le site de Thiembronne occupait une position importante dans le dispositif V1 du secteur de Saint-Omer. Les infrastructures comprenaient une rampe de lancement, une plateforme Richtbau, plusieurs magasins techniques, des abris pour le personnel, un bassin d'eau et un réseau de voies bétonnées. Les photographies aériennes alliées montrent que les travaux étaient très avancés avant les bombardements du printemps 1944. Des plateformes en béton, plusieurs remblais et des traces des anciennes voies de circulation demeurent visibles.

Verchin

Type : Site simplifié.

Le site de Verchin fut implanté dans une zone agricole peu urbanisée où les haies et les petits bois facilitaient le camouflage. Les installations comprenaient une plateforme d'orientation, quelques aires de stockage et des accès renforcés. Le chantier ne dépassa jamais le stade de la construction. Les vestiges sont aujourd'hui presque totalement effacés.

Vincly

Type : Ski-site.

Le site de Vincly appartenait au groupe des bases implantées dans le secteur de Fruges. Il possédait une rampe de lancement, un Richtbau, plusieurs bâtiments techniques, des magasins, des abris semi-enterrés et des voies bétonnées. Les bombardements alliés retardèrent fortement son achèvement. Quelques plateformes de béton sont encore visibles dans les parcelles boisées.

Wail

Type : Site simplifié.

Le site de Wail fut aménagé dans une région vallonnée particulièrement favorable au camouflage. Les installations permanentes étaient réduites à une plateforme d'orientation, plusieurs zones de stockage et quelques accès bétonnés. Le chantier fut abandonné avant toute utilisation. Les vestiges sont aujourd'hui très limités.

Wavrans-sur-l'Aa

Type : Ski-site.

Le site de Wavrans-sur-l'Aa constituait l'un des ensembles les plus importants du secteur de la vallée de l'Aa. L'installation suivait le plan classique des premiers sites V1 avec une rampe de lancement, une plateforme Richtbau, plusieurs magasins techniques, des abris semi-enterrés, des réserves d'eau et un réseau développé de voies bétonnées. En raison de son importance stratégique, il fut bombardé à plusieurs reprises par la RAF et l'USAAF au cours de l'année 1944. Les vestiges demeurent relativement nombreux : plateformes, remblais et portions de voies de desserte.

Wicquinghem

Type : Ski-site.

Le site de Wicquinghem était établi dans un vaste massif forestier assurant une excellente protection contre l'observation aérienne. Les infrastructures comprenaient une rampe de lancement, une plateforme d'orientation, plusieurs magasins techniques, des abris et un réseau de circulation interne. Les bombardements alliés provoquèrent d'importants dégâts avant son achèvement. Quelques fondations sont encore visibles.

Wisques

Type : Site simplifié.

Wisques se trouvait à proximité immédiate de Saint-Omer, dans un secteur devenu l'un des plus importants centres militaires allemands du Pas-de-Calais. Le site de Wisques appartenait au dispositif de dispersion des Feuerstellungen destiné à éviter qu'une seule campagne de bombardements puisse neutraliser toutes les capacités allemandes. Comme les autres sites proches de Saint-Omer, il fut soumis à une surveillance constante des Alliés. La campagne Crossbow provoqua d'importants dégâts dans l'ensemble du secteur. Les installations furent abandonnées avant que le réseau puisse atteindre son objectif initial. Les traces visibles aujourd'hui sont limitées à quelques vestiges de béton et à des modifications du terrain.

Zudausques

Type : Ski-site.

Le site de Zudausques clôturait le dispositif de lancement développé au sud-ouest de Saint-Omer. Comme les autres ski-sites, il possédait une rampe de 48 m, une plateforme Richtbau, plusieurs bâtiments techniques, des magasins, des abris pour le personnel et des voies bétonnées. Les attaques aériennes répétées du printemps et de l'été 1944 entraînèrent l'abandon du chantier avant sa mise en service. Plusieurs vestiges en béton demeurent aujourd'hui visibles en sous-bois.

 

 

 

Cette page a été mise en ligne le 25 septembre 2026

Cette page a été mise à jour le 25 septembre 2026