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La forteresse de Mimoyecques

À quelques kilomètres du littoral du Pas-de-Calais, sur le territoire de Landrethun-le-Nord, se trouve l'un des ouvrages souterrains les plus singuliers construits par l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale : la forteresse de Mimoyecques. Les Allemands lui attribuèrent notamment les noms de code Wiese (prairie) et Bauvorhaben 711 (projet de construction 711). Le site fut aménagé à partir de 1943 par l'Organisation Todt afin d'y installer une batterie de canons à charges multiples "Hochdruckpumpe", désignée après-guerre sous le nom de V3. L'installation devait être entièrement souterraine. Elle associait des galeries ferroviaires, des magasins, des galeries de service, des niveaux techniques, des puits inclinés et des ouvrages de protection en béton et en acier. Le projet initial prévoyait deux ensembles séparés d'environ 1 km, chacun destiné à recevoir cinq galeries de tir contenant chacune cinq tubes V3, soit 50 tubes au total. Seul l'ensemble oriental fut réellement développé, et lui-même resta inachevé. L'intérêt architectural de Mimoyecques tient donc moins à l'existence d'un bunker massif classique qu'à l'organisation d'un vaste ouvrage souterrain, dont la géométrie était directement déterminée par celle de l'arme.

Site V3 Mimoyecques W30

Site V3 Mimoyecques W13

Le V3 appartient à une famille d'armes allemandes désignées sous le terme de "Vergeltungswaffen", les armes de représailles, aux côtés du V1 et du V2. Son appellation technique était "Hochdruckpumpe", littéralement pompe à haute pression. Le nom servait notamment à dissimuler la nature réelle du projet. Le système est également désigné dans les documents par le terme "Fleißiges Lieschen" et par le surnom "Tausendfüßler" (mille-pattes), en référence à la succession des chambres latérales disposées le long du tube. Le principe était très différent de celui d'une pièce d'artillerie classique. Un canon traditionnel utilise essentiellement une charge propulsive placée derrière le projectile. Le V3 devait utiliser une succession de charges auxiliaires disposées latéralement le long du tube. Ces charges étaient déclenchées successivement lorsque le projectile passait devant chacune des chambres. Le projectile recevait ainsi plusieurs accélérations successives. Le V3 prévu à Mimoyecques était constitué de 25 tubes d'un diamètre de 150 mm et d'une longueur de 130 m. Ces tubes disposés côte à côte avaient une orientation et une élévation fixes. Les tubes étaient installés dans des puits inclinés d'environ 50°. Le projectile avait un calibre de 150 mm et une masse d'environ 140 kg. Sa vitesse initiale théorique devait atteindre environ 1 500 m/s, pour une portée de l'ordre de 165 km, distance correspondant approximativement à celle séparant Mimoyecques de Londres. Le tube du V3 était constitué d'une succession de sections comportant des chambres latérales de combustion. Les chambres étaient espacées d'environ 3,65 m le long du tube. Le projectile était introduit à la partie inférieure du canon. Au fur et à mesure de sa progression dans le tube, les charges auxiliaires étaient déclenchées successivement. Chaque chambre ajoutait une quantité supplémentaire d'énergie au projectile. Le système devait donc permettre d'obtenir une vitesse élevée sans concentrer toute la charge propulsive dans une seule chambre. Cette disposition explique directement la très grande longueur du canon, le tube devait fournir suffisamment de distance pour permettre la succession des phases d'accélération. Le projectile prévu pour le V3 était un projectile à stabilisation par ailettes. Le canon étant à âme lisse, le projectile ne bénéficiait pas de la stabilisation gyroscopique obtenue par les rayures d'un canon traditionnel. Sa stabilité en vol devait être assurée par ses surfaces stabilisatrices. Le système était conçu comme une pièce d'artillerie à très longue portée, et non comme un missile.

Site V3 Mimoyecques W22
Galerie principale

Bundesarchiv Bild 146-1981-147-30A Hochdruckpumpe V-3
Canon V3

Site V3 Mimoyecques W27
Vestige d'un canon V3 sur le site

forteresse mimoyecques
Prototype de canon V3

Sprenggranate4481
Projectile utilisé par le V3

Le site de Mimoyecques se trouve à environ 8 km du littoral et à environ 165 km de Londres. Le massif est constitué de craie, matériau qui pouvait être excavé relativement rapidement tout en présentant une tenue suffisante pour la réalisation de galeries souterraines. Le site fut placé sous le contrôle de l'Organisation Todt. Les travaux commencèrent en septembre 1943, avec la construction des voies ferrées et l'excavation des ouvrages souterrains. Le projet original était beaucoup plus vaste que les ouvrages aujourd'hui visibles. Deux installations parallèles devaient être construites à environ 1000 m l'une de l'autre. Chacune devait comporter cinq puits inclinés contenant chacun cinq canons soit 25 canons par installation. Le programme prévoyait donc une organisation extrêmement importante, associant les canons aux infrastructures logistiques souterraines. Le premier projet comprenait deux ensembles : un ensemble occidental et un ensemble oriental. Les bombardements alliés commencèrent avant que le chantier n'ait atteint son développement complet. Le site occidental fut particulièrement affecté et son développement fut rapidement abandonné. Le travail se concentra alors sur le site oriental, qui devint le principal chantier de Mimoyecques. Cette évolution explique une caractéristique fondamentale du site actuel : Mimoyecques n'est pas le vestige d'une forteresse achevée, mais celui d'un chantier arrêté en cours d'exécution. Le projet oriental peut être reconstitué grâce notamment au rapport de la mission Sanders réalisé après la Libération. Les plans de cette mission montrent une organisation souterraine à plusieurs niveaux. Le réseau principal était constitué d'un long tunnel ferroviaire auquel se raccordaient de nombreuses galeries transversales. Le système comprenait notamment un tunnel ferroviaire principal, les galeries transversales, les galeries parallèles, les galeries desservant les puits de tir, les niveaux techniques, des puits verticaux, les ouvrages associés aux culasses, les dispositifs prévus pour l'évacuation des gaz et les accès aux différentes parties du complexe. Le tunnel ferroviaire constitue l'un des éléments les mieux identifiables du complexe. Il était établi suivant une ligne relativement rectiligne sur environ 630 m. Les trains devaient pénétrer directement dans le complexe souterrain. Le tunnel possédait une voie ferrée et était associé à une plate-forme de déchargement. Des galeries transversales partaient de son côté occidental. Le système allemand prévoyait notamment dix galeries transversales, numérotées de 3 à 13, disposées perpendiculairement au tunnel principal. L'espacement entre ces galeries était d'environ 24 m. Les galeries secondaires étaient équipées d'une voie ferrée légère de type Decauville à écartement de 600 mm.

Site V3 Mimoyecques W38

Site V3 Mimoyecques W7

Site V3 Mimoyecques W22

Site V3 Mimoyecques W2

Site V3 Mimoyecques W3

Les dix galeries transversales ne possédaient pas toutes exactement la même fonction dans le projet. Le groupe central, constitué des galeries 6 à 10, était directement associé aux cinq positions de tir. Les galeries 3 à 5 et 11 à 13 constituaient d'autres éléments du réseau souterrain, notamment pour la circulation et le stockage. Toutes ces galeries étaient reliées par la galerie n° 2, parallèle au tunnel ferroviaire principal. Cette galerie se trouvait à environ 100 m du tunnel ferroviaire. Une autre galerie parallèle, la galerie n° 1, reliait spécifiquement le groupe central des galeries 6 à 10 et se trouvait à environ 24,50 m du tunnel principal. L'organisation verticale de Mimoyecques est particulièrement importante. Les documents de Sanders permettent d'identifier plusieurs niveaux de travaux à environ -30 m sous la surface, à environ -47 m, à environ -62 m et à environ -100 à 105 m au niveau inférieur des puits. Ces niveaux n'étaient pas simplement des galeries superposées, mais étaient reliés aux différents éléments du système de tir. Le niveau d'environ -100 m était associé aux parties arrière des canons. Le niveau de -47 m était associé aux dispositifs liés à l'évacuation des gaz. Le niveau de -62 m était notamment lié aux travaux d'excavation et à l'évacuation des déblais. Les parties inférieures étaient desservies par des puits verticaux et des équipements de levage.

plan

Les cinq principaux puits de tir du complexe oriental constituaient l'élément architectural le plus caractéristique de Mimoyecques. Ils étaient inclinés à environ 50°. Leur développement atteignait environ 105 m de profondeur verticale sous le sommet de la colline. Les cinq puits étaient désignés par les chiffres romains I à V dans les documents. Cependant, les puits I et II furent abandonnés relativement tôt, tandis que les travaux se poursuivirent principalement sur les puits III, IV et V. Les puits étaient orientés suivant un azimut d'environ 299°. Cette orientation correspondait à l'axe prévu en direction de Londres, notamment vers le secteur de Westminster. L'orientation et l'élévation des canons étaient fixes. Le réglage de la portée devait être obtenu non pas par déplacement de la pièce, mais par la quantité de propulsif utilisée. Les cinq puits débouchaient au sommet de la colline sous une importante dalle de béton. Cette dalle, appelée "Platte" dans les documents allemands, mesurait environ 30 m de largeur avec une épaisseur de 5,50 m. Elle était traversée par les ouvertures correspondant aux tubes. Les ouvertures supérieures étaient protégées par de grandes plaques d'acier. Plusieurs de ces éléments ont été conservés après la guerre. Les plaques originales récupérées après 1945 avaient une masse totale d'environ 60 tonnes. Ces plaques furent retrouvées et retournèrent sur le site dans les années 2010. Ces éléments constituent aujourd'hui un témoignage direct des dispositifs de protection installés au-dessus des puits. Le complexe comportait également des espaces destinés au stockage et à la circulation des matériaux. Du côté oriental du tunnel ferroviaire étaient aménagées des chambres destinées notamment aux magasins, aux bureaux, aux locaux de service et destinés au personnel. Le tunnel ferroviaire devait permettre l'arrivée des munitions, des charges propulsives, des équipements et des matériaux directement à l'intérieur du massif. L'ensemble formait donc une infrastructure souterraine étagée plutôt qu'un simple tunnel de tir.

Site V3 Mimoyecques W8
Entrée actuelle du site

Site V3 Mimoyecques W11
Le tunnel principal

Site V3 Mimoyecques W25

Site V3 Mimoyecques W35

Site V3 Mimoyecques W18
 

Site V3 Mimoyecques W17
Extérieur du site

Le chantier fut réalisé sous la direction de l'Organisation Todt. Selon les sources, le chantier employa entre 1000 et 5000 travailleurs. Il s'agissait d'ingénieurs et d'ouvriers allemands, des mineurs et des prisonniers soviétiques et une main-d'œuvre forcés d'origines diverses. Le projet envisageait une première batterie opérationnelle au printemps 1944 et l'achèvement des 25 tubes du complexe oriental à l'automne 1944. Les bombardements alliés et les difficultés techniques conduisirent progressivement à une réduction du projet. L'activité de Mimoyecques ne resta pas inconnue des Alliés. Les photographies de reconnaissance aérienne montrèrent progressivement les transformations du terrain et l'apparition des installations ferroviaires et des excavations. La nature exacte de l'installation resta cependant incertaine. Les Alliés l'intégrèrent au dispositif allemand des sites "Crossbow", c'est-à-dire les grands ouvrages associés aux armes nouvelles allemandes. Le véritable rôle du site ne fut définitivement compris qu'après son occupation et l'enquête technique de la mission Sanders. Les premiers bombardements importants eurent lieu en novembre 1943. Le 5 novembre 1943, Plus de 150 B26 Marauder de la 9th USAAF bombardèrent les travaux à Mimoyecques, mais le mauvais temps empêcha un groupe d'arriver sur le site. Le 8 novembre, la Royal Air Force attaqua Mimoyecques avec trois vagues composées chacune de 24 bombardiers A20. Six B25 participèrent également à l'attaque. Un B25 fut abattu et 12 bombardiers furent endommagés par la flak. Ces premières opérations eurent principalement pour conséquence de perturber le chantier. Elles ne détruisirent pas les principales installations souterraines. Le 19 mars 1944, 173 B17 des 1re et 3e divisions de bombardement de la 9th USAAF escortées par des P47 bombardèrent des sites allemands, dont celui de Mimoyecques. Le 26 mars 1944, 500 bombardiers lourds de la 8th USAAF attaquèrent un total de seize sites balistiques dans le nord de la France, dont Mimoyecques, sur lesquels ils larguèrent 1271 tonnes de bombes. Le 10 avril 1944, ce furent des bombardiers de la 8th USAAF qui attaquèrent Mimoyecques. Le 20 avril, 375 B17 et 174 B24 de la 8th USAAF attaquèrent des sites dans le Pas-de-Calais et près de Cherbourg. Le 27 avril, 307 B17 des 1re et 3e divisions de bombardement et 169 B24 de la 2de division de bombardement de la 9 th USAAF firent de même. Le 28 avril, 47 B24 de la 8th USAAF, escortés par 50 P47 du 361e groupe de chasse bombardèrent Mimoyecques. Le 1er mai, plus de 500 bombardiers lourds attaquèrent les sites balistiques dans le Pas-de-Calais, mais le mauvais temps ne permit qu'à 129 d'entre eux de bombarder les sites de Watten et de Mimoyecques et plusieurs aérodromes. Le 15 mai, 38 des 58 B17 de la 1re division de bombardement attaquèrent Mimoyecques, 25 B17 de la 8th USAAF attaquèrent le 21 mai 1944. Le 22 juin, 119 Lancaster, 102 Halifax et 13 Mosquito attaquèrent plusieurs sites. Le 27 juin, 104 Halifax, 5 Mosquito et 2 Lancaster de ciblage bombardèrent Mimoyecques par beau temps sans subir de pertes. La destruction du site intervint finalement le 6 juillet 1944. Ce jour-là, le 617 Squadron de la Royal Air Force reçut la mission d'attaquer Mimoyecques avec des bombes Tallboy, conçues par Barnes Wallis pour pénétrer profondément dans le sol avant d'exploser. Le compte rendu opératoire du 617 Squadron indique que 17 appareils participèrent à l'attaque. Deux équipages conservèrent leurs bombes faute d'identification satisfaisante de l'objectif et un autre ne put larguer sa bombe à cause d'une panne du viseur. Plusieurs Tallboy atteignirent les secteurs des puits et provoquèrent des effondrements dans le réseau souterrain. Les investigations ultérieures montrèrent que les explosions avaient fait pénétrer d'importantes quantités de terre et de débris dans les galeries. Après les destructions provoquées par le bombardement du 6 juillet, les travaux ne furent plus poursuivis jusqu'à l'état opérationnel. Le site fut abandonné à la fin du mois de juillet 1944. Le 4 août 1944 fut effectué la première mission de l'opération Aphrodite au cours de laquelle quatre B17 télécommandés et remplis d'explosifs furent dirigés contre Mimoyecques et d'autres sites dans le Pas-de-Calais, mais aucun ne toucha sa cible. Le 27 août 1944, 176 Halifax, 40 Lancaster et 10 Mosquito attaquèrent Mimoyecques sans subir de pertes. À la fin de la campagne de bombardement, plus de 4100 tonnes de bombes avaient été larguées sur Mimoyecques, plus que sur tout autre site balistique.

Mimoyecques_concrete_slab
Une des bouches de sortie des canons V3

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Vue aérienne du site en 1944

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Overlordheavybombing

La 3e division d'infanterie canadienne atteignit Mimoyecques le 5 septembre 1944. L'installation fut alors inspectée par les Alliés. À ce stade, son organisation exacte et surtout la nature de l'arme prévue n'étaient pas encore totalement comprises. La découverte des éléments techniques allait conduire à une enquête beaucoup plus approfondie. En septembre 1944, une mission technique interarmées fut constituée sous la direction du colonel T. R. B. Sanders. Elle avait notamment pour tâche d'étudier les grands sites allemands liés aux armes nouvelles : Mimoyecques, Wizernes, Watten et Siracourt. Le rapport concernant Mimoyecques fut réalisé avec des relevés, des photographies, des plans et des coupes des installations. Le rapport Sanders constitue aujourd'hui l'une des principales sources techniques permettant de reconstituer l'état du chantier en 1944. Après les investigations britanniques, il fut décidé de rendre le site inutilisable. Suivant les consignes de Churchill, le Royal Engineers entassa dix tonnes de bombes britanniques de 500 livres (227 kg) et d'explosifs allemands capturés dans les tunnels de Mimoyecques et les fit exploser le 9 mai 1945. Cela ne fut pas suffisant et le 14 mai, 25 tonnes d'explosifs furent utilisées pour détruire les entrées nord et sud du site. Certaines galeries furent détruites, d'autres furent obstruées ou rendues difficilement accessibles. Après la guerre, le site de Mimoyecques fut laissé à l'abandon et une grande partie des équipements fut récupérée sous forme de ferraille. En 1969, une agricultrice de Landrethun, Marie-Madeleine Vasseur, fit dégager l'entrée sud pour transformer les tunnels en champignonnière. Par la suite et aidée par des proches et des amis, Marie-Madeleine Vasseur dégagea les tunnels et installa une alimentation électrique. En 1984, elle fit du site un musée sous le nom de "Forteresse de Mimoyecques - Un Mémorial international". Le musée fut fermé à la fin de l'année 2008 lorsque Marie-Madeleine Vasseur prit sa retraite. Une association à but non lucratif et le Conservatoire d'espaces naturels du Nord et du Pas-de-Calais rachetèrent le musée avec des fonds venant du conseil régional du Nord–Pas-de-Calais, de l'Union européenne et d'un mécène privé. L'intérêt du Conservatoire était lié à la présence d'une importante colonie de chauves-souris sur le site dont des espèces rares comme le grand rhinolophe, le murin émarginé et le murin des marais. La communauté de communes de la terre des deux caps et les administrations locales mirent en place un partenariat pour que le site soit géré par le musée existant de la coupole d'Helfaut près de Saint-Omer. Le site fut rouvert au public le 1er juillet 2010.

Mimoyecques_railway_tunnel
Le tunnel avec la voie ferrée en 1945
 

Mimoyecques_bombing_4_August_1944
Bombardement du site le 4 aout 1944
 

Handley Page Halifax 6 July 1944 during Overlord heavy bombing
Un bombardier Halifax survolant
le site le 6 juillet 1944

L'état actuel de Mimoyecques résulte donc de trois phases successives, excavation et construction allemandes, destructions dues aux bombardements alliés et destructions et condamnations effectuées après la guerre. Environ 600 m de galeries sont accessibles au public, alors que l'ensemble du réseau représente environ 2,7 km de galeries et d'ouvrages souterrains. La partie visitable permet notamment de parcourir une portion importante du tunnel ferroviaire. Les puits de tir constituent les éléments les plus spectaculaires de l'installation. La forteresse de Mimoyecques est un ouvrage dont la conception est directement liée à une arme particulière : le Hochdruckpumpe, ou V3. Mimoyecques ne fut jamais une batterie V3 opérationnelle. C'est aujourd'hui le vestige architectural d'un chantier militaire inachevé.

Site V3 Mimoyecques W5
Eboulement provoqué par le dynamitage du site

Site V3 Mimoyecques W23
Un des groupe électrogène

Site V3 Mimoyecques W36
Plaque de sortie des canons V3

Site V3 Mimoyecques W31
 

Site V3 Mimoyecques W32

Site V3 Mimoyecques W21

Ces photographies ont été réalisées en juin 2026.

 

Y ACCÉDER:

La Forteresse de Mimoyecques est située entre Landrethun-le-Nord et Leubringhen. Son accès est fléché depuis Marquise, Saint-Inglevert, Landrethun-le-Nord ou Leubringhen.

La visite est payante.

 

Les indications pour accéder à ce lieu insolite sont donnés sans garantie. Elles correspondent au chemin emprunté lors de la réalisation des photographies. Elles peuvent ne plus être d'actualité. L'accès au lieu se fait sous votre seule responsabilité.

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Cette page a été mise en ligne le 25 septembre 2026

Cette page a été mise à jour le 25 septembre 2026