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La butte de Froidmont

La butte de Froidmont, au-dessus de Bouxières-sous-Froidmont, constitue l’un des ensembles de fortifications de campagne allemandes les plus denses de tout le front de Lorraine durant la 1re Guerre mondiale. C’est précisément ce qui explique la présence de dizaines (en fait plutôt de centaines) de blockhaus aujourd’hui noyés dans la forêt.

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Le blockhaus "Hôpital"

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Le blockhaus "Grauer Bar"

La butte de Froidmont est un relief-témoin calcaire culminant autour de 360 m. Cette butte présente du côté ouest et sud une pente abrupte dominant la Moselle et la Woëvre et vers l’est et le nord une ouverture vers le plateau messin. Le relief permettait une observation lointaine vers les lignes françaises, une implantation d’artillerie défilée et une protection naturelle contre le tir direct venu de la Moselle. Située entre la place forte de Metz et la ligne de front française, elle reçut immédiatement un rôle d’observatoire d’artillerie, de point d’appui défensif et de base arrière logistique. Les sources contemporaines indiquent que la position devient rapidement un point d’appui essentiel au sein de l’organisation défensive allemande.

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Le blockhaus 1

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Le blockhaus 1

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Le blockhaus 2

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Le blockhaus 3

Après la bataille de la Trouée de Charmes et le reflux français consécutif à l’échec de l’offensive en Lorraine, le front se stabilisa très rapidement. Le 21 août 1914, la 5e armée allemande soutenue par l'artillerie des forts Wagner et Luitpold à Metz attaqua les buttes de Froidmont et de Xon. Après la bataille, la butte de Froidmont fut occupée par les Allemands et la butte de Xon par les Français. Les Allemands occupaient la vallée de la Moselle et les Français s’accrochèrent aux hauteurs de la Woëvre. La ligne de front passa alors à l’ouest immédiat de la butte de Froidmont entre les bois dominant Pont-à-Mousson et la plaine du Rupt-de-Mad. La butte devient une position d’appui allemande avancée. Les premières semaines virent des tirs d’artillerie, des escarmouches et des tentatives de reconnaissance, mais dès octobre 1914 la guerre de mouvement cessa ici. Après la stabilisation du front autour de Pont-à-Mousson, les Allemands se trouvèrent face à une difficulté. Leurs lignes de front étaient à l’ouest, leurs grandes batteries étaient à l’est (arrière mosellan) et la vallée de la Moselle masquait la vue directe. Or l’artillerie lourde (15 cm, 21 cm, voire 30,5 cm) tirait à grande distance sans observation directe possible depuis la batterie. Il fallait donc des Beobachtungsoffiziere (officiers observateurs) placés en avant, mais protégés, dissimulés et stables dans le temps. La butte de Froidmont était exactement ce point idéal. Entre 1914 et 1918, les Allemands transformèrent littéralement le sommet et les pentes en une position fortifiée permanente avec une construction continue de blockhaus en béton, de casemates enterrées ou semi-enterrées, de réseaux de tranchées, d'abris de mitrailleuses, de postes d’observation bétonnés et de galeries logistiques. Le secteur entier entre Champey-sur-Moselle et Bouxières fut fortifié sur environ 18 à 20 km de longueur. La densité fut telle que la butte fut surnommée la "colline aux mille blockhaus".

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Creusement d'une tranchée de liaison au Froidmont
par des soldats Allemands

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Tranchée de 1re ligne allemande au Froidmont

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Le blockhaus 3

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Le blockhaus 4

À partir de fin 1914, surtout entre 1915 et 1917, la butte fut organisée non pas en ligne, mais en système échelonné sur plusieurs zones fonctionnelles. La zone sommitale était la zone d'observation (Beobachtungsstellung). Le sommet concentrait des observatoires bétonnés, des postes de commandement, des stations optiques et des blockhaus de téléphonie. Ils n'étaient pas implantés au point culminant, mais disposé en contre-pente ou en lisière forestière afin d’éviter la silhouette sur l’horizon et le repérage par l’artillerie française. Le bétonnage progressif (souvent post-1916) indique que ces postes devinrent des organes permanents de réglage pour l’artillerie de campagne et les batteries lourdes installées en arrière de la Moselle. À mi-pente se trouvait la ligne d’abris tactiques. On trouve ici la majorité des abris de troupes et les postes à mitrailleuses. Ces ouvrages présentent souvent des entrées en chicane, une couverture en dalle massive et une implantation parallèle aux courbes de niveau. Ils sont orientés pour le tir plongeant en direction de l’ouest et ouverts vers l’est pour l’évacuation. Le côté oriental concentre la logistique et les services. À l’arrière immédiat (vers Bouxières) s’organisaient les dépôts, les cuisines, autres abris sanitaires et cantonnements bétonnés. Les témoignages évoquent une "ville" base arrière du front. La butte de Froidmont n’était pas seulement une ligne défensive, mais fut un nœud logistique allemand destiné à soutenir les unités combattantes vers le saillant de Pont-à-Mousson et la Woëvre.

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Tranchée allemande au Froidmont

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Soldat français dans une tranchée face au Froidmont


Vestige de tranchée au Froidmont


Reconstitution d'une tranchée de 1re ligne allemande

Durant toute l’année 1915, les lignes françaises et allemandes se firent face à faible distance et des réseaux de tranchées se développèrent dans les bois. Les journaux de marche français évoquent des patrouilles nocturnes, des embuscades, des destructions de réseaux de barbelés et des tentatives de capture de prisonniers. Des opérations de sape (mines) furent signalées dans le secteur avec des creusements de galeries et des explosions locales pour la destruction d’abris avancés. La butte de Froidmont fut alors régulièrement bombardée, mais jamais attaquée frontalement en raison de sa forte pente occidentale et de sa couverture par l’artillerie allemande. En 1916 – 1917, avec l’intensification de la guerre d’artillerie (notamment après Verdun), le secteur devint une zone de duel d’artillerie permanent. Les observatoires allemands installés sur la butte dirigeaient les tirs de harcèlement, les tirs de destruction et de contre-batterie contre les batteries françaises, les routes logistiques et les zones de repos en Woëvre. En retour, l’artillerie française visa systématiquement les lisières, les sommets boisés et les observatoires repérés. On observe alors la destruction d’ouvrages de campagne et leur reconstruction en béton, expliquant la multiplication des blockhaus entre 1916 et 1918. En 1918, lors de la préparation de l’offensive visant à réduire le saillant de Saint-Mihiel (septembre 1918), les lignes allemandes autour de Froidmont furent fortement bombardées et surveillées par l’aviation. Les positions d’observation devinrent des cibles prioritaires. L’attaque principale américaine se développa plus au nord et à l’ouest, mais la butte subit des tirs préparatoires et des bombardements de neutralisation destinés à aveugler les observateurs, désorganiser les transmissions et empêcher le réglage des tirs allemands. En novembre 1918, lors de la retraite allemande consécutive à la rupture du saillant, les positions de Froidmont furent évacuées, certains abris furent sabotés et les installations téléphoniques détruites. Mais la plupart des blockhaus restèrent intacts, car trop nombreux pour être démolis.

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Reconstitution de tranchée à l'entrée du blockhaus "Grauer Bär"

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Reconstitution de tranchée au Froidmont

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Le blockhaus "Grauer Bär" en 1916

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Le blockhaus "Schreibstube" du LIR 30 en 1916

Sur le terrain, on distingue deux phases de construction. Entre 1914 et 1915, les abris sont enterrés et érigés en bois, tôle et béton mince. Entre 1916 et 1918, la construction est en béton armé épais, avec des embrasures de tir standardisées et des observatoires monolithiques. Cela correspond à la mutation doctrinale passant d’une guerre de mouvement figée vers une guerre de position permanente. La butte cessa alors d’être une simple ligne pour devenir une plate-forme d’appui opérationnel durable intégrée à la défense avancée de Metz. Sur le terrain, on trouve encore aujourd’hui des abris à personnel (Mannschaftsunterstände), des abris à munitions, des observatoires d’artillerie, des tobrouks ouverts, des blockhaus à embrasures pour mitrailleuses et pour canons. Certains blockhaus présentent des façades moulées, des encadrements architecturés et des inscriptions dans le béton. Il s’agit de constructions tardives (1916 - 1918) relevant d’une guerre désormais positionnelle et pérenne. Le sommet boisé conserve une centaine de blockhaus identifiés sur des circuits historiques locaux et de nombreuses casemates encore enterrées.

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Le blockhaus 6

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Le blockhaus 6

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Le blockhaus 7

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Vestige de tranchée

Depuis les observatoires installés sur la lisière occidentale de la butte, le regard plongeait vers la plaine de la Woëvre, les axes routiers montant vers le front et les arrières immédiats français. Le relief y est très ouvert, notamment vers le secteur de Thiaucourt-Regniéville, la vallée du Rupt-de-Mad et les plateaux boisés dominant Saint-Mihiel. Cela correspond à une profondeur d’observation de 10 à 18 km environ selon les conditions météo et la hauteur d’implantation. Or cette distance correspond exactement à la portée utile des obusiers lourds allemands de 15 cm, des Mörser de 21 cm, voire des pièces de 30,5 cm, placés en arrière de la Moselle. Les observatoires de la butte de Froidmont permettaient de surveiller les axes logistiques de montée au front avec les routes venant de l’ouest vers le saillant de Pont-à-Mousson et les lignes de tranchées de la Woëvre. Ces routes étaient cruciales pour le ravitaillement, les relèves et le transport d’artillerie. Un observateur pouvait donc signaler un mouvement, demander un tir de harcèlement et interdire une circulation. Avant toute attaque, les unités françaises devaient masser des troupes, installer des batteries d'artillerie et stocker des munitions. Ces regroupements se faisaient dans les bois en arrière des lignes et sur les replats de plateau. La butte de Froidmont permettait une détection visuelle, un tir préventif et une dispersion avant l'offensive. Les batteries françaises en Woëvre constituaient l'objectif prioritaire de l’artillerie adverse. Une batterie française repérée par les éclairs de tir, les fumées ou les terrassements pouvait être contre-battue par les pièces lourdes allemandes situées à l’est de la Moselle à l’aide du relèvement optique depuis la butte de Froidmont, d’un calcul de coordonnées et d’un tir indirect réglé.

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Le blockhaus 9

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Le blockhaus 9

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Le blockhaus 9

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Le blockhaus 9

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Le blockhaus 9

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Le blockhaus 10

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Le blockhaus 10

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Un abreuvoir ou un lavoir

Entre 1914 et 1918, plusieurs régiments français se succédèrent dans le secteur. La 73e Division d’Infanterie (DI) avec le 346e régiment d'infanterie (RI), le 353e RI et le 356e RI était présente à plusieurs reprises entre 1915 et 1917 dans le secteur de Pont-à-Mousson, de Limey et de Flirey. Ces unités tenaient les lignes directement observées depuis la butte de Froidmont. La 128e DI avec le 167e RI, le 168e RI et le 169e RI occupa le secteur en 1916 et 1917. La 26e DI avec le 52e RI, le 69e RI et le 79e RI était présente lors de phases de relève en 1915 et 1918. Elle effectua plusieurs coups de main nocturnes dans les bois à l’ouest de la butte. L'artillerie française dans le secteur se composait du 25e régiment d'artillerie de campagne (RAC), du 40e RAC et du 58e RAC. Leurs batteries en Woëvre furent régulièrement contrebattues depuis les pièces allemandes réglées depuis la butte de Froidmont. La butte elle-même était tenue par des éléments appartenant notamment à la Infanterie-Division (ID) 10 dont l'Infanterie-Regiment (IR) 47 et l'IR 6 qui organisèrent les premières tranchées sur les pentes occidentales. La Reserve-Division 33 occupa la position en 1915 – 1916 avec le Reserve-Infanterie-Regiment 66 (RIR) et le RIR 130 en participant à la construction des premiers abris bétonnés. La Reserve-Division 77, présente en 1917 – 1918 dans le saillant de Saint-Mihiel, tint les observatoires, les postes téléphoniques et les blockhaus sommitaux. L'artillerie allemande du Fußartillerie-Regiment 8 et du Fußartillerie-Regiment 10 mis en œuvre des obusiers de 15 cm et des Mörser de 21 cm depuis l’arrière de la Moselle. La densité des blockhaus s’explique par la présence du Pionier-Bataillon 20 et du Pionier-Bataillon 27 chargé entre 1915 et 1918 du bétonnage, du creusement des galeries et de l’installation des réseaux téléphoniques.

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Le blockhaus 11

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Le blockhaus 11

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Le blockhaus 12

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Le blockhaus 12

L’estimation des pertes dans le sous-secteur de Froidmont (face à Bouxières-sous-Froidmont), entre Pont-à-Mousson et la Woëvre, est délicate, car il n’y eut pas de bataille comme à Saint-Mihiel. Mais les Journaux de Marche et Opérations (JMO) permettent d’approcher un ordre de grandeur crédible. On est typiquement dans un secteur de pertes d’usure continues plutôt que de pertes massives ponctuelles. Les pertes sont dues principalement à des tirs d’artillerie réglés depuis la butte, aux bombardements de représailles français, aux coups de main nocturnes, aux tirs de snipers, à l'explosion de mines et aux accidents (éboulements d’abris). Les JMO français indiquent régulièrement 1 à 5 tués et 3 à 15 blessés par semaine calme et par régiment en ligne et jusqu’à 20 à 40 pertes lors de bombardements violents ou de coups de main. Dans le sous-secteur observé depuis la butte de Froidmont environ 10 à 15 divisions françaises se succédèrent entre 1915 et 1918. En appliquant les moyennes relevées dans les JMO de la Woëvre, soit 15 à 30 pertes mensuelles par régiment exposé sur environ 36 mois de guerre de position active, on obtient 3 000 à 5 000 pertes françaises probables, dont 700 à 1 200 tués, les autres étant les blessés ou disparus. Les pertes allemandes sont plus faibles pour trois raisons : position dominante, abris bétonnés précoces et artillerie située à l’arrière de la Moselle. Les ratios observés ailleurs dans la Woëvre suggèrent que les pertes allemandes représentent environ 60 à 75 % des pertes françaises, soit 2 000 à 3 500 pertes probables, dont 400 à 800 tués. La préparation de l’offensive alliée contre le saillant de Saint-Mihiel entraîna un bombardement intensif des hauteurs et des tirs de neutralisation sur la butte de Froidmont provoquant une probable surmortalité allemande.

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Le blockhaus 14

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Le blockhaus 14

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Le blockhaus 14

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Le blockhaus 14

Le parcours de découverte des blockhaus débute à la lisière de la forêt que l'on atteint en prenant le chemin de la chapelle de Froidmont à Bouxières-sous-Froidmont. Entre le village et la lisière de la forêt se trouve la tombe collective d'une escouade du 232e RI qui fut décimé par les tirs allemands lors d'une reconnaissance sur la butte de Froidmont le 7 octobre 1914. Elle déplora seize tués.

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La tombe collective d'une escouade du 232e RI

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La stèle originale de cette tombe

plan 

Depuis la lisière de la forêt se rendre à la chapelle de Froidmont en passant par les blockhaus 1 et 2. La butte de Froidmont est un haut lieu de pèlerinage depuis des temps immémoriaux. Ce pèlerinage est aussi un lieu commémoratif des combats que se livrèrent les Messins et les Lorrains depuis le XIIe siècle. En 1153, l'armée messine d’Étienne de Bar donna l'assaut au château de Mousson appartenant à Renaud II, comte de Mousson, affilié au duc de Lorraine. Cet assaut fut repoussé et les troupes se replièrent sur la butte de Froidmont. Sur les ordres de l’archevêque de Trêves, Saint-Bernard de Clervaux vint négocier un accord de paix entre les deux parties. En mémoire des morts de ces combats, une église fut par la suite érigée sur la butte. La rancune des Messins fut cependant tenace et l'église fut frappée d'un interdit par l’évêque de Metz en 1747 puis détruite. En 1827, une croix de mission fut érigée à la place de l'église puis une chapelle fut construite pour accueillir la statue de Notre-Dame du Froidmont. Celle-ci fut détruite durant la 1re Guerre mondiale puis reconstruite. Près de la chapelle, une source miraculeuse traiterait les problèmes de cécité. Jusqu'en 1973 tous les 8 septembre eut lieu un pèlerinage très suivi. La chapelle attire toujours des pèlerins venant perpétuer le souvenir de Saint-Bernard notamment le jour de l'Ascension.

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La chapelle Notre-Dame du Froidmont

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Notre-Dame du Froidmont

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Revenir au point de départ et puis suivre le chemin vers l'ouest. Sur la gauche se trouvent les blockhaus 3 et 4. Poursuivre sur le chemin pour trouver, de l'autre côté de la butte, l’œuvre d'art créée par Angela Detanico et Rafael Lain. Cette sculpture représente le tracé du parcours de randonnée de 11 km menant de Lesmesnils à Bouxieres-sous-Froidmont en passant par la butte de Froidmont. En plus du tracé, elle intègre le dénivelé. La ligne s'étire donc en longueur et en hauteur matérialisant ainsi le dénivelé et l’étendue du tracé.

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Oeuvre d'art créée par Angela Detanico et Rafael Lain

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Revenir en arrière et prendre, sur le côté gauche, le sentier (ancienne tranchée) qui mène au blockhaus "Grauer Bar". Le blockhaus "Grauer Bar" (ours gris) fut construit en 1915 sous la direction du caporal Gansen pour servir d'abri aux officiers de la 4e compagnie du LIR 30. Sa façade est ornée de deux inscriptions en patois allemand. Au centre est inscrit "Lorsqu'apparait ici le Français, tape-lui violemment dessus. Enfonce ta baïonnette aussi fort que moi, alors il se rendra". Sur le côté droit figure une longue inscription dont voici la traduction : "Je suis debout pour mille ans. J'ai été bâti avec du ciment et du fer de haute qualité allemande. Laissez-y tirer les Français avec des obus. Cela ne peut me contrarier, les obus me laissent indifférent. Je veille jusqu'au moment où le ciment et le fer seront réduits en poussière. Je peux me permettre cela, je suis debout pour mille ans".

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Le blockhaus "Grauer Bar"

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Le blockhaus "Grauer Bar"

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Le blockhaus "Grauer Bar"

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Le blockhaus "Grauer Bar"

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Le blockhaus "Grauer Bar"

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Le blockhaus "Grauer Bar"

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Le blockhaus "Grauer Bar"

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Le blockhaus "Grauer Bar"

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Le blockhaus "Grauer Bar"

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Le blockhaus "Grauer Bar"

En sortant de ce blockhaus, prendre vers l'ouest pour trouver le blockhaus 6. Suivre ensuite la tranchée vers le nord pour trouver le blockhaus 7 puis le blockhaus "Hôpital". Ce blockhaus, désigné par certaines personnes comme étant l'hôpital, fut érigé en 1916.

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Le blockhaus "Hôpital"

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Le blockhaus "Hôpital"

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Le blockhaus "Hôpital"

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Le blockhaus "Hôpital"

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Le blockhaus "Hôpital"

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Le blockhaus "Hôpital"

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Le blockhaus "Hôpital"

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Le blockhaus "Hôpital"

Poursuivre dans la tranchée pour atteindre, sur la gauche, le blockhaus 9 puis le 10. Poursuivre toujours dans cette tranchée qui mène à un embranchement. Sur la droite, on trouvera l'abreuvoir puis les blockhaus 25 et 26. Sur la gauche, on arrive au blockhaus 11. Depuis ce blockhaus, prendre le chemin vers l'ouest (en descente). Au croisement, prendre le chemin à droite (vers le nord). Sur la droite se trouve le blockhaus 12. Après l'arbre "souvenir" se trouve, sur la gauche en contrebas, le blockhaus "Krahen Hutte". Poursuivre sur le chemin le long des prés. À l'endroit où le GR passe la clôture des pâturages (échelle passant au-dessus de la clôture), poursuivre sur le sentier longeant la clôture. Arrivée sur le chemin, prendre à droite pour trouver le blockhaus 14. Revenir en arrière et suivre le chemin qui débouche au-dessus de la carrière. Le blockhaus "Westphalen Blick" se trouve sur la droite. Le blockhaus "Westphalen Blick" fut construit en 1917.

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Le blockhaus "Krahen Hutte"

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Le blockhaus "Krahen Hutte"

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Le blockhaus "Krahen Hutte"

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Le blockhaus "Krahen Hutte"

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Le blockhaus "Westphalen Blick"

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Le blockhaus "Westphalen Blick"

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Une des entrées du blockhaus "Westphalen Blick"

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Le blockhaus "Westphalen Blick"

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Dans le blockhaus "Westphalen Blick"

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Dans le blockhaus "Westphalen Blick"

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Dans le blockhaus "Westphalen Blick"

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Dans le blockhaus "Westphalen Blick"

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Observatoire du blockhaus "Westphalen Blick"

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L'entrée du blockhaus "Westphalen Blick"

Suivre ensuite le sentier longeant la clôture de la carrière vers le nord. Ce sentier mène à un nouveau chemin partant vers l'est. Le suivre jusqu'à la croix du soldat Pouget. À cet endroit se cachent dans les fourrés en contrebas la sape 17 et le blockhaus 18. De nombreux écrits situent à la butte de Froidmont le lieu où fut tué le premier soldat français par les Allemands durant la 1re Guerre mondiale. Le 4 août 1914 à 11 h 50, le soldat de 2e classe au 12e Chasseurs à cheval Fortuné Émile Pouget, né à Paris le 2 mai 1893, fut tué d'une balle en pleine tête. Le titre peu enviable de "premier tué" de la guerre est également revendiqué par le caporal au 44e RI, Jules André Peugeot, tué dans le sud de l'Alsace le 2 août 1914 à la veille de la déclaration de la guerre et par Georges Bigard du 165e RI tué par une sentinelle française à un barrage le 4 août 1914 à 3 h 40 du matin.

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Le monument Pouget

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Le monument Pouget

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Vestige d'une entrée d'abris

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La sape 17

Revenir en arrière et passer la clôture de la prairie (zone de pelouses sèche) pour monter sur la crête, les blockhaus de la batterie d'artillerie sont sur le côté droit dans la pente nord.

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Blockhaus de la batterie d'artillerie

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Abri de la batterie d'artillerie

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Abri de la batterie d'artillerie

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Blockhaus de la batterie d'artillerie

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Blockhaus de la batterie d'artillerie

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Blockhaus de la batterie d'artillerie

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Emplacement de canon de la batterie d'artillerie

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Emplacement de canon de la batterie d'artillerie

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Emplacement de canon de la batterie d'artillerie

Revenir ensuite en arrière jusqu'au blockhaus "Westphalen Blick". De là, suivre le cheminement de la tranchée partant à l’arrière du blockhaus et du chemin pour trouver le blockhaus 23. Poursuivre dans la tranchée qui mène au blockhaus 11 vu précédemment en passant par le blockhaus 24. Du blockhaus 11, remonter la tranchée vers le sud-est pour arriver dans l'excavation (ancienne carrière ?) abritant les blockhaus 25 et 26. Poursuivre sur le sentier pour rejoindre le chemin et prendre à droite. Avant de rentrer dans le bois, prendre à gauche puis de nouveau à gauche pour rejoindre le blockhaus "Schreibstube".

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Le blockhaus 23

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Le blockhaus 23

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Le blockhaus 24

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Le blockhaus 25

147-blockhaus 25
Le blockhaus 25

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Le blockhaus 26

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Le blockhaus 26

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Vestige d'une fresque dans le blockhaus 26

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Le blockhaus "Schreibtube"

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Le blockhaus "Schreibtube"

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Le blockhaus "Schreibtube"

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Le blockhaus "Schreibtube"

Revenir légèrement en arrière pour reprendre le chemin vers la croix de mission érigée en 1827 à l'emplacement de l'ancienne église Notre-Dame du Froidmont détruite en 1747 après avoir été frappé d’interdit par l’évêque de Metz. Détruit, ses pierres ont été réutilisées pour construire l’actuelle église de Bouxières-sous-Froidmont.

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La croix de mission

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Le blockhaus 29

Dans la pente en direction du village se trouvent les blockhaus 30, 29 et 28. Attention, le blockhaus 30 est dans la pente et difficilement accessible. En suivant à cet endroit les restes de tranchée vers l'ouest, vous accédez également au blockhaus 27. Vous voilà revenu au point de départ.

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Le blockhaus 27

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Le blockhaus 27

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Le blockhaus 27

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Le blockhaus 28

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Le blockhaus 30

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Un autre blockhaus entre la butte et le village

Ces photographies ont été réalisées en février 2026.

 

Y ACCÉDER:

La Butte de Froidmont est accessible depuis le village de Bouxières-sous-Froidmont en suivant le chemin de la chapelle de Froidmont jusqu'à la lisière de la forêt.

 

Les indications pour accéder à ce lieu insolite sont donnés sans garantie. Elles correspondent au chemin emprunté lors de la réalisation des photographies. Elles peuvent ne plus être d'actualité. L'accès au lieu se fait sous votre seule responsabilité.

Si vous constatez des modifications ou des erreurs, n'hésitez pas à m'en faire part.

 

 

Cette page a été mise en ligne le 4 mars 2026

Cette page a été mise à jour le 4 mars 2026