Le viaduc des Rochers Noirs

Le viaduc des Rochers Noirs
Nous sommes en présence d'un des rares ouvrages d'art de la ligne de chemin de fer transcorrézienne reliant Tulle à Ussel. Ce chemin de fer régional a été exploité de 1913 à 1959. Le viaduc des Rochers Noirs lui permettait de franchir les gorges de la Luzége, affluant de la Dordogne. Cette gorge, profonde de deux cent cinquante mètres, sépare les villages de Lapleau et de Soursac.
Pour franchir cette gorge, différents projets furent établis. Finalement, ce furent les ingénieurs des Ponts et Chaussées qui imposèrent un pont suspendu conçu par l'ingénieur Gislard. Le viaduc est constitué de deux pylônes culminant à cent douze mètres au dessus du lit de la rivière. Ces deux pylônes servent de support aux haubans de soutien du tablier. Ces haubans sont solidement ancrés au rocher au travers de galeries d'ancrage. Le tablier central est constitué de dix éléments de onze mètres cinquante, de deux éléments de dix mètres quatre vingt-huit, d'un élément de sept mètres quarante (côté Soursac) et d'un élément de dix mètres quatre vingt dix-sept (côté Lapleau) soit une longueur de cent quarante sept mètres vingt-cinq. Le tablier, d'une largeur de cinq mètres, est situé à quatre vingt douze mètres au dessus de la rivière. La longueur totale du viaduc est de cent cinquante-huit mètres trois cent soixante-quinze .

Le viaduc enjambant la gorge
La construction du viaduc a débuté en 1911 au lieu-dit "les Rochers Noirs" pour les habitants de Lapleau et de "Roche Taillade" pour ceux de Soursac. Il a été réalisé par l'entreprise Arnaudin de Châteauneuf-sur-Loire et a été inauguré le 11 septembre 1913 par le président Poincaré. Le viaduc est précédé, du côté de Soursac, d'un tunnel en courbe de cent vingt-trois mètres de longueur. Prévoir une lampe de poche pour sa traversée. La voie d'accès au viaduc a une longueur de quatre kilomètres trois cent soixante-quinze du côté de Lapleau et de quatre kilomètres cinq cent soixante-treize du côté de Soursac. Elle possède une déclivité maximale de 42 mm/m.

Le tablier du viaduc depuis le côté de Soursac
A partir de 1960, le chemin de fer a laissé la place à une route départementale. Cette route est actuellement désaffectée et le viaduc est fermé à toute circulation autre que piétonne. Un projet de restauration et de mise en valeur du viaduc est en cours d'étude. Entre Soursac et le viaduc, cette route traverse outre le tunnel attenant au viaduc, un deuxième tunnel d'une longueur de quarante cinq mètres. Avant ce petit tunnel subsiste un réservoir d'eau alimenté par la source d'Aussinage. Les locomotives à vapeur du transcorrézien s'y approvisionnaient en eau.
Ces photographies ont été réalisées en août 2002.
Ces informations ont été extraite du livre "Les Tramways de la Corrèze" de Jacques Maligne aux Éditions La Régordane.
Y ACCÉDER:
Si vous venez de Mauriac, prendre la D678, puis la D105 en direction du barrage de l'Aigle. Depuis le barrage, prendre la D16 vers Soursac. A la sortie de Soursac vers Lapleau, prendre la petite route à votre gauche. Laissez la voiture après le premier tunnel et continuez à pied (prendre une lampe de poche pour le franchissement du deuxième tunnel).
Si vous venez d'Egletons, prendre la D16 vers Mauriac, à la sortie de Lapleau, prendre la D89E vers le hameau de Puymejoux et de Vassejoux.
Cette page a été mise en ligne le 20 février 2003
Cette page a été mise à jour le 20 février 2003