Le secteur de Morteau

La ligne Maginot couvre les frontières du nord et de l'est de la France depuis la Mer du Nord jusqu'à la Méditerranée. Les ouvrages importants sont concentrés entre Lille et Maubeuge, entre Charleville-Mézières et Metz, entre Bitche et Haguenau et le long du Rhin. De grands ouvrages d'artilleries couvrent les cols alpins le long de la frontière italienne.

La Suisse, pays neutre, n'a pas été considérée comme présentant un risque. La frontière franco-suisse ne fut pas incluse dans le système de défense initial et aucun ouvrage important n'y a été construit. À partir de 1935, la certitude de l'inviolabilité de la neutralité suisse commença à vaciller. Il fut donc décidé de construire le long des routes pouvant livrer passage à des troupes des points d'appui armées de mitrailleuses et de canons antichars. De nombreux petits bunkers fleurirent à proximité des croisements. Ces ouvrages ont été construits par les soldats des unités d'infanterie stationnées dans les différentes régions.

À proximité de Morteau, sept bunkers prennent sous leurs tirs les routes menant à Pontarlier et à Besançon. À la sortie de Morteau vers Pontarlier, le long de la voie ferrée, se trouvent deux bunkers. Le premier était armé d'une mitrailleuse Hotchkiss. L'armement du deuxième était composé de deux mitrailleuses Hotchkiss et d'un canon antichar de 25. La mitrailleuse Hotchkiss avait un calibre de 13,2 mm et tirait quatre cent cinquante coups par minute. Sa portée était de trois mille cinq mètres. Le canon antichar de 25 avait une portée de huit cents mètres. Son obus de trois cents grammes pouvait percer un blindage de quarante millimètres.

le 2e bunker
Le 2e bunker sur la route de Pontarlier

l'entrée du bunker
L'entrée du bunker

la chambre de tir
La chambre de tir

le créneau de tir
Le créneau de tir pointant vers la route venant de Pontarlier

1er bunker
Le 1er des bunker sur la route de Pontarlier

le 1er bunker de près
Le côté du bunker donnant sur le Doubs

Le bunker situé au croisement des Fins sur la route de Besançon était armé d'un canon de 25 et d'une mitrailleuse MAC31. Celle-ci avait un calibre de 7,5 mm et une cadence de tir de cinq cents coups par minute avec une portée de mille deux cents mètres.

le bunkers des Fins
Le bunker des Fins

vue de près
Le bunker des Fins

L'armement du bunker du croisement "Les Richards" sur la route de Besançon était constitué d'un canon de 25, d'une mitrailleuse MAC31 et d'un fusil mitrailleur de calibre 7,5. Celui-ci avait une portée de six cents mètres et une cadence de tir de cinq cents coups par minute. Ce bunker a subi plusieurs coups au but comme en témoignent les nombreux éclats à l'intérieur. À l'extérieur, un obus non explosé est toujours fiché dans le mur du bunker. Les occupants n'ont eu que peu de chance de survivre aux coups directs assénés par les canons allemands.

Les Richards
Le bunker des Richards

les embrassures
Les embrasures de tir

les entrées
L'entrée des hommes (à gauche) et celle du matériel (à droite)

la chambre
Dans la chambre de tir criblée d'éclats

reste d'obus
Obus non explosé fiché dans une des parois du bunker

Ces photographies ont été réalisées en août 2009.

 

Y ACCÉDER:

De Morteau, prendre la D437 vers Pontarlier. Les bunkers sont situés entre la route et le Doubs, le long de la voie ferrée après le croisement vers Grand'Combe-Châteleu.

De Morteau, prendre la D461 vers Besançon. Le premier bunker est situé à la sortie des Fins sur la droite du croisement avec la D43E allant vers Noël-Cerneux. Le deuxième bunker est situé dans le pré à gauche de la D461 au croisement "Les Richards" avec la D242 menant vers Orchamps-Vennes.

 

 

Cette page a été mise en ligne le 10 avril 2010

Cette page a été mise à jour le 10 avril 2010